56 films aidés lors de la 1re session 2020 de la Commission de Sélection des Films

Bénédicte Linard, Vice-Présidente du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Ministre de la Culture et des Médias, a souhaité lancer un signal positif au secteur culturel en maintenant la 1re session 2020 de la Commission de Sélection des Films malgré les impératifs du confinement. Elle vient d’en approuver la sélection : sur un total de 190 projets déposés, 56 d’entre-eux reçoivent une promesse d’aide à l’écriture, au développement ou à la production, pour un montant total de 3 290 000 euros.20 longs métrages

4 longs métrages d’initiative belge francophone reçoivent une aide à la production. Dans Augures, Baloji brossera le portrait de “sorciers” entre Bruxelles et Kinshasa, tandis que Berivan Binevsa contera dans La vierge à l’enfant la vengeance d’une jeune Yézidie sur l’homme qui l’a réduite en esclavage. Micha Wald, scénariste de Cavale de Virginie Gourmel, revient avec L’île de la demoiselle, un film d’époque se déroulant au Québec au XVIe siècle, tandis qu’Olivier Ringer (Pom le poulain) prépare Les gentils.

Parmi les 6 films d’initiative étrangère et flamande aidés figurent La ligne d’Ursula Meier (Ours d’Argent à Berlin pour L’Enfant d’en haut) et Forteresse de Jessica Woodworth (Lion d’Argent à Venise pour La Cinquième Saison coréalisé avec Peter Brosens).

Marta Bergman est soutenue pour le développement de L’enfant bélier, une fiction librement inspirée de la mort de la petite syrienne Mawda, tandis que 9 aides à l’écriture sont accordées cette session. Matthieu Donck passe du scénario de La Trêve à la comédie avec L’été des 40 ans, tandis que les auteurs Thomas Gunzig et Adeline Dieudonné collaborent pour Le ventre idéal. Après son Magritte du meilleur premier film pour Bitter Flowers, Olivier Meys écrit Réveille-moi, dont l’histoire se situe dans un centre pour demandeurs d’asile, et Claude Schmitz (Braquer Poitiers) prépare quant à lui Les détectives.

23 documentaires de création13 documentaires sont aidés à la production. Dans L’empire du silence, Thierry Michel part sur les traces du “Rapport Mapping” des Nations Unies, qui répertorie plus de 600 crimes de guerre et crimes contre l’humanité depuis 1996 au Congo. Avec Sale putte, les journalistes Myriam Leroy et Florence Hainaut reviennent sur leur histoire personnelle pour mener une enquête sur le cyber-harcèlement. Pascale Bourgaux enquête sur les milliers d’enfants Yézidis nés à la suite de viols et considérés comme les “bâtards de Daech”, ne figurant ni dans les registres d’état civils ni sur les listes des camps de réfugiés, dans Irak, les bébés de la honte.

4 documentaires reçoivent une aide au développement. Parmi eux, Jorge León revient, après Mitra, avec Incandescences et Sergio Ghizzardi prépare Nenets vs Gaz, un documentaire d’investigation sur le combat d’une tribu nomade d’Arctique contre l’hyperpuissance énergétique russe.

Dans Enfant de divorce, Thomas Damas s’intéresse à ces adolescents victimes de conflits familiaux. Le projet est aidé à l’écriture, tout comme Out of the picture d’Anne Smolar, qui porte son regard sur des femmes architectes et leurs réalisations. Au total, 6 aides à l’écriture sont octroyées.

11 courts métragesLes grandes vacances, la nouvelle animation de Stéphane Aubier et Vincent Patar mettant en scène Cowboy et Indien, fait partie des 11 courts métrages soutenus à la production cette session.

2 films LabEnfin, 2 films Lab sont aidés, dont Zeria de Harry Cleven.

Le secteur du cinéma et tous les métiers qui en dépendent, sont fortement affectés par la crise du coronavirus et les nécessaires mesures de confinement qui en découlent. Malgré ce contexte difficile, nous avons souhaité maintenir la première session de la Commission de sélection des films. C’est un signal positif que nous envoyons au secteur. Par ailleurs, nous espérons que des balises claires pour une reprise progressive des tournages et de la production de films et documentaires pourront bientôt être données par le Conseil National de Sécurité. Nous avons en tous cas fait des propositions en ce sens, en concertation avec le secteurBénédicte Linard
Afin de maintenir la 2e session 2020 de la Commission de Sélection des Films, le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel a mis un place un système de dépôt de projets 100% numérique. Les auditions se tiendront par réunions virtuelles du 26 mai au 26 juin. Le CCA continue ainsi à s’adapter durant cette période inédite pour apporter son soutien continu à la création cinématographique en Belgique francophone