Chômage temporaire Corona et prime de fin d’année : place à des solutions pour tous les travailleurs concernés

Le gouvernement vient de s’engager à effectuer les financements nécessaires pour assurer aux travailleurs du secteur Horeca le paiement d’une prime de fin d’année complète et ce, même si des périodes de chômage temporaire ou de chômage économique les ont affectés durant la crise. Le SETCa se réjouit bien évidemment de cette nouvelle mais cette problématique dépasse largement ce seul secteur. Nous demandons au gouvernement de trouver des solutions pour les centaines de milliers de travailleurs des secteurs qui eux aussi sont concernés par un possible rabotage de leur prime de fin d’année. Ils n’ont déjà payé que trop lourdement cette crise. Pas question qu’ils en fassent une nouvelle fois les frais !

Suite à la crise du Coronavirus, de nombreux travailleurs se sont retrouvés du jour au lendemain en chômage temporaire. Jusqu’alors, beaucoup (comme par exemple les travailleurs issus du monde employé) n’y avaient encore été que peu ou pas du tout confrontés. Beaucoup de secteurs et entreprises n’avaient en effet encore jamais connu de chômage partiel. Durant la période de confinement, le chômage temporaire Corona, utilisé comme solution d’urgence, a ainsi permis à certaines entreprises de faire le gros dos pendant la crise.

Pour les travailleurs, cela permettait d’éviter des licenciements, tout en gardant un maximum de salaire (variant selon les secteurs et entreprises en fonction des compléments journaliers versés ou pas par les entreprises et secteurs).

Très vite, le SETCa s’est rendu compte que pratiquement aucune CCT ne prévoyait l’assimilation des périodes de chômage temporaire pour l’octroi de la prime de fin d’année… Relativement logique puisque le monde employé ne connaissait encore que peu le chômage temporaire.

En pratique donc, si un travailleur employé a été en chômage Corona pendant 2 mois à temps plein, sa prime de fin d’année risque d’être amputée d’1/6ème de sa valeur. Ajoutez à cela un précompte professionnel sur les allocations de chômage souvent moindre que le taux marginal, cela implique alors une double surprise en fin d’année avec une prime de fin d’année amputée et avec un solde à payer ou à être remboursé qui pourrait sensiblement varier de manière négative sur le plan fiscal.

Directement, le SETCa a effectué des interpellations au niveau interprofessionnel, puis sectoriel pour réclamer des garanties en matière de paiement des primes de fin d’année. Peine perdue, une fin de non-recevoir des deux côtés. Avec les nouvelles mesures décidées par le gouvernement le 16/10 dernier, ce sujet va prendre une envergure encore plus grande au cours des prochaines semaines.

Le geste du gouvernement envers les travailleurs de l’Horeca et leur prime de fin d’année est un pas dans la bonne direction. D’autres pas doivent à présent être faits pour le reste des travailleurs des autres secteurs qui, eux aussi, risquent d’être durement touchés.

Nous appelons le gouvernement à mettre sur la table des solutions qui permettent de maintenir cette composante importante du salaire pour tous les travailleurs concernés ! Des solutions sont plus que jamais nécessaire à l’heure où l’on parle de plus en plus d’un probable second confinement.