#COVID-19 : Solidaris réclame davantage de mesures pour protéger les travailleurs-malades

La Mutualité salue les mesures prises pour soutenir le pouvoir d’achat des nombreux travailleurs mis en chômage temporaire suite à l’épidémie de COVID-19, mais demande au Gouvernement de ne pas oublier les travailleurs qui tombent malades. « Il est urgent de prendre des mesures, sinon ce sera la double peine pour cette population particulièrement fragilisée par la crise sanitaire» déclare Jean-Pascal Labille, Secrétaire général de Solidaris. Le gouvernement fédéral a pris différentes mesures pour protéger les personnes touchées par le chômage temporaire mis en place suite au Covid-19 et ce afin de limité la perte de revenus :
– l’indemnité est portée à 70% de leur salaire, – ils reçoivent une prime de 5 euros par jour, – ils peuvent ne pas payer pendant un mois leur facture d’eau et d’énergie, – ils peuvent postposer de 2 mois leurs paiements d’impôt et jusqu’à 6 mois pour le paiement de leur crédit hypothécaire.
« Ces mesures de protection du pouvoir d’achat des travailleurs qui perdent temporairement leur emploi à cause de la crise sanitaire sont totalement justifiées, mais nous demandons des mesures du même type pour les travailleurs qui tombent malades » déclare Jean-Pascal Labille.
Concrètement Solidaris propose pour les travailleurs qui tombent malades dans la période du 13 mars au 5 avril 2020 (ou plus longtemps si les mesures actuelles sont prolongées) :
1. D’aligner l’allocation d’incapacité de travail sur les allocations de chômage temporaire majorées, soit actuellement 70% du salaire brut ;

  1. De prévoir des minima dès le premier jour d’incapacité de travail (nb : aujourd’hui, les 6 premiers mois d’incapacité de travail ne donnent pas droit à des allocations minimales) ;

  2. D’assimiler les périodes de chômage temporaire et de maladie à des périodes de travail, ce en vue de la prolongation du congé postnatal. En aucun cas, les travailleuses enceintes en chômage temporaire ou en congé de maladie ne peuvent perdre leur congé postnatal ;

  3. D’offrir les mêmes facilités pour le paiement de leurs factures d’eau et d’énergie, de leurs impôts ou et leur crédit hypothécaire.
    En ces temps troublés, nous mesurons l’importance de notre sécurité sociale pour protéger les citoyens. A l’issue de cette crise, il faudra tirer les bonnes conclusions : l’État social n’est pas le problème mais la solution pour relever les défis économiques, sociaux et écologiques.

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