DANS L’ « ATOMIUM », L’ « EXPO ’58 » À L’ÉCHELLLE 1/1.250È

« J’avais 12 ans, à l’ouverture de l’ ‘‘Expo 58’, nous confie le Bruxellois Etienne Tollenaere, aujourd’hui âgé de 74 ans, poursuivant : « Dès 1956, mon père, m’emmena visiter – avec ma soeur, de deux ans ma cadette -, différentes expositions montrant les principaux chantiers en cours, notamment celle du ‘Palais des Beaux-Arts’, qui montrait les tunnels devant être construits tant sous le Botanique que sous la Place Louise. »

« Quand l’on est enfant, l’on a l’habitude de compter. Aussi, je peux vous assurer que, fort de l’abonnement que j’avais reçu de mon père, j’ai eu l’occasion de visiter l’expo à 52 reprises. De fait, mon paternel m’avait expliqué qu’en y allant souvent j’aurais l’occasion unique d’apprendre énormément de choses, chaque pays y présentant son passé, son présent et son futur. »
Maquette de l’ « Expo 58 », à l’ « Atomium », un prêt d’un passionné de modélisme © « Be Culture »
« Ici, comme le prouvent les arbres bien verts, nous sommes en juin. Pour moi, il est 11h et 13 à 14.000 personnes doivent être sur le site, la plupart étant à l’intérieur des pavillons. Sur cette maquette, à l’extérieur, et donc visibles, j’ai placé 2.200 personnages. »
« Certains ce sont étonnés du vert de mes arbres, car ce ils ne l’étaient pas encore sur le photos promotionnelles, ce qui est normal car la promotion fut assurée bien avant l’ouverture, en avril, les arbres n’étant pas encore verts. »

 Le modéliste bruxellois Étienne Tollenaere supervise sa maquette © « L’Avenir »

« Sans la moindre exception, tous les pavillons sont représentés, tous comme le sont toutes les surfaces d’eau, et attractions forraines, les 120 maisons de la ‘Belgique joyeuse’, ou encore les 18 édifices qui constituaient le ‘Pavillon de l’Italie’. »
« Ma plus grande dificulté fut de réaliser l’escalier en double courbe de la flêche du ‘Génie civil’. Il y avait de quoi s’arracher les cheveux,… mais je l’ai fait. Autres difficultés à cette échelle : la ‘montagne russe’ des attractions forraines, ainsi que la longue passerelle, sans oublier mon soucis de placer les jets d’eau aux bons endroits, en toute fidélité avec la réalité de 1958. »
L’intégralité de la mauette à l’avant plan de photos de l’ « Expo ’58 » © « Be Culture »
« Aussi, nous découvrons les petits trains, pousse-pousse, trams, drapeaux, lampadaires, signaux, fontaines, cases congolaises, télécabines – qui ne sont ni des télésièges, ni des téléphériques -, avec les cabines positionnées, telles qu’elles étaient, dans leurs couleurs d’alors, ceci sur la base des photos que j’ai pu trouver. »
« Voyez encore ces 3 hélicoptères, le plus grand étant long de 5 cm, réalisés en bois léger (balsa), alors que nous trouvons, aussi, à l’avant plan, détaché de l’ensemble, la reproduction fidèle, à l’échelle 1/1.250è, du pavillon d’informations qui se trouvait sur la Place De Brouckère. »
En haut, à gauche, le Pavillon d’Informations de la Place Debrouckère © « Be Culture »
En ce vendredi 17 juillet, lors de la visite de presseen présence de l’Echevine de la Culture, Delphine Houba, le directeur des expositions de l’asbl « Atomium », Arnaud Bozzini, nous confia : « Cette maquette est une pièce fondamentale unique. J’en reste fasciné. Nous sommes heureux de pouvoir l’exposer ici, qu’elle puisse être vue, cet été, par nos visiteurs, belges et étrangers, l’ « Exposition universelle » ayant été visitée par plus de 40 millions de personnes, entre avril et octobre 1958. Nous possédons de nombreuses vidéos de ce qui appartient à la ‘mémoire collective des Belges’, mais, jusqu’ici, rien ne nous plongeait, en 3D, dans cette ambiance particulière. »

Maquette de l’ « Expo 58 », à l’ « Atomium », un prêt d’un passionné de modélisme © « Be Culture »

Notons que, face à cette maquette, nous trouvons une table-vitrine nous présentant différents souvenirs de l’époque, avec la représentation de l’  « Atomium » : timbres-postebillet de vingt francs belgescendriers, éditions spéciales de « Paris Match »de « Le Soir » et d’autres médias, …
Étienne Tollenaere, un modéliste passionné par l’ « Expo ’58 » qu’il visita 52 fois © « Be Culture »
… Et Etienne Tollenaere de poursuivre : « Etant modéliste et dessinateur amateur, je me suis dit, il y a une trentaine d’années d’ici, que j’allais construire cette maquette, vu qu’il n’en n’existait aucune de complète, fidèle à 100%. Dès 2014, je me suis mis à la recherche de la documentaton, sur internet, me procurant pratiquement tous les livres consacrés à l’  « Expo ’58 », afin d’obtenir une vue des 4 faces de chaque bâtiment, si possible en couleurs, à une époque qui était encore, essentiellement, celle des photos en noir et blanc. »
L’ « Atomium », haut de 8 cm (pour 102 m dans la réalité)
« Pendant trois ans, j’ai recherché l’  ‘Atomium’, d’une hauteur réelle de 102 m, qui, à l’échelle 1/1250è, est haut de 8 cm, 0,8 m/m sur la maquette représentant 1 m dans la réalité. L’ayant trouvé, j’ai pu commencer le travail, qui dura environ 1.700 heures, réparties sur 3 ans. J’aurais voulu qu’elle soit terminée pour les 60 ans de l’atomium, en 2018, mais c’était totalement impossible, tout ayant été fidèlement reproduit, sauf les chaises et tables des terrasses de restaurants, ainsi que les heut parleurs cylindriques, fixés sur trois petits pieds métalliques. »
« Vous n’avez pas besoin de préciser ce détail », intervint Arnaud Bozzini, émerveillé par la minutie de ce travail, prêté à l’  « Atomium » durant tout l’été 2020.
Alors, soyons nombreux à nous rendre à l’ « Atomium », afin de découvrir cette exceptionnelle maquette, sachant qu’à l’occasion du 450è anniversaire du décès de Pieter Brueghel l’Ancien (vers 1525-1569), en 2019, l’exposition didactique, à voir en famille« Bruegel, une Expérience poétique. Un monde et un Esprit innovants », est prolongée jusqu’au dimanche15 novembre, nous étant présentée sur les deux étages de l’une des boules de l’ « Atomium »sans aucune oeuvre originale, mais avec des éléments en 3D, nous plaçant au centre des oeuvres de l’artiste

« Boeren-Brueghel », le Brueghel des agriculteurs à la fête © « Sofam »-« Atomium »/2019

Au 1er étage de cette boule, évocation des Saisons (il y en avait 6, à son époque), un bon point de départ pour découvrir le caractère innovant de l’oeuvre de Pieter Brueghel l’AncienAu 2è étage, nous découvrons, « Les Jeux d’Enfants » (1560) et « Le Repas de Noces » (1568), ainsi qu’un montage « Bosch (vers 1450-1516)-Brueghel », avec « La Chute des Anges Rebelles » (1562),

Pour l’égalité des sexes, l’un des 17 défis de l’ « ONU » © « Peyo »-« Atomium »/2020

Avant de retrouver l’air libre, au rez-de chaussée, nous pouvons lire différents panneaux présentant la                   « Schtroumpfette », créée par « Peyo » (né Pierre Culliford/1928-1992), qui participe à la défense de l’égalité des sexes, l’un des 17 défis de l’ « Organisation des Nations Unies »  (« ONU »).

Ouverture de l’ « Atomium » : du jeudi au lundi, de 10h à 18h. Prix d’entrée  (incluant les expositions temporaires et la maquette : 16€ (14€, à partir de 65 ans / 08€50, pour les enfants, à partir d’1m15 de hauteur, les étudiants et les personnes porteuses d’un handicap / 0€, pour les enfants de moins d’1m15 de hauteur et pour les Personnes à Mobilité Réduite). Port du masque obligatoire (à partir de 12 ans) et respect d’une distenciation sanitaire d’1m50 entre chaque visiteurSite web (avec achat des billets en ligne) : www.https://atomium.be.

Yves Calbert.

L’ATOMIUM PRÉSENTE L’UNIQUE MAQUETTE DU SITE DE L’EXPO 58