Franck Sarfati Peaceful Parasites Une installation artistique humaine en symbiose avec la nature

Bruxelles, Uccle, Ixelles et Saint-Gilles. Du 4 septembre à décembre 2020
Graphiste devenu sculpteur, Franck Sarfati aborde dans sa nouvelle installation in situ plusieurs questionnements qui lui sont chers, dont cette question centrale : l’humanité restera-t-elle le parasite de la Terre ? L’occasion de (re)découvrir certains espaces verts bruxellois…

C’est suite à un voyage en Islande que Franck Sarfati, submergé par la nature à laquelle on ne peut échapper en parcourant l’île, commence à s’intéresser à la curieuse notion de parasitisme. « Être qui vit aux dépens d’un autre sans le détruire » (Le Petit Robert), le parasite est un organisme fascinant, souffrant de sa réputation, qui dit tout et son contraire. Le mot est devenu synonyme de bon à rien, de profiteur, de paresseux, voire de malfaisant, de mauvaise graine. Mais certains parasites sont célébrés, respectés, même vénérés – comme le gui, certains champignons et beaucoup d’orchidées… Dans la nature, certains vivent parfois en parfaite harmonie avec leur hôte ou même leur rendent service. On parle alors de commensalisme ou de mutualisme. Poussant la réflexion jusqu’au bout, Franck Sarfati se demande ici si l’homme n’est pas devenu le plus grand parasite de la terre, pour le meilleur et surtout pour le pire.

Suite logique de ses « Peaceful megastructures », l’artiste poursuit son exploration de la sculpture abstraite en porcelaine en approfondissant les thématiques déjà abordées précédemment : la sururbanisation, la surpopulation, la surexploitation de la nature. Composée de dizaines de micro-sculptures en porcelaine de Limoges, son installation sera visible pendant plusieurs mois dans plusieurs parcs de la région de Bruxelles-Capitale. Chacun de ses « parasites bienveillants » sera fixé à son hôte par un procédé naturel et totalement biodégradable, avant de s’effacer pour laisser la nature en paix. La douceur immaculée de la porcelaine et l’élancement des formes épousent l’écorce des arbres sur lesquels sont apposées les sculptures. Il semblerait qu’un parasite soit capable d’harmonie, d’intégration, voire d’élégance. Le parasite humain pourrait-il justement trouver les ressources pour prendre les chemins de la symbiose ? La résilience est-elle un objectif réaliste ? Serait-il possible de tenter un pari positif sur l’humanité ?

En outre, Franck Sarfati montrera ses dernières créations en porcelaine de Limoges à l’Institut Lussato du samedi 5 septembre au jeudi 17 septembre 2020. Les pièces en porcelaine seront présentées à la fois dans l’intérieur Art Déco où elle se mêleront à la collection permanente d’art japonais (céramiques, objets en bambou, laques, kimonos, masques, etc.) et sur certains arbres du jardin de l’Institut Lussato.

Né à Paris en 1963, Franck Sarfati fait des études de graphisme à La Cambre avant de fonder à Bruxelles, en 1989, le studio de création graphique [ s i g n ] *. « Le graphisme réunissait tout ce que j’aimais, la synthèse, l’harmonie, le jeu intellectuel, et aussi le trash. Je ne me voyais pas scientifique, j’ai trouvé ma voie par rapport à une certaine spontanéité comblée. » Également designer, musicien et peintre, il s’est mis à la sculpture assez tardivement, en prenant congé tous les vendredis, s’inventant son « sculptural Friday » tout en suivant des cours pendant trois ans. Depuis 2016, il a participé à plusieurs expositions de groupe ou solo, à Bruxelles et à Copenhague, avec « Cities of Kaolin », ses micro-buildings de porcelaine.

INFORMATIONS PRATIQUES

Saint Gilles : Parc Pierre Paulus de la Maison Pelgrims
Ixelles : Parc Pierre Jadot (Musée des Enfants)
Uccle : Cimetière du Dieweg, Institut Lussato et Place Guy D’Arezzo
Bruxelles : Place du Grand Sablon

https://francksarfati.be