Le CPAS de la Ville de Bruxelles adopte la mesure « Deal 18-25 »

Un soutien accru aux jeunes Bruxellois victimes de la crise
Le CPAS de la Ville de Bruxelles lance une nouvelle initiative pour soutenir les projets des jeunes de
18 à 25 ans en difficulté. En collaboration avec les organisations de la société civile, le CPAS entend
aller directement vers les jeunes dans le but de les aider à transformer leurs besoins en projets.
Depuis 2019, les demandes déposées au CPAS de la Ville de Bruxelles émanant de jeunes gens en
difficulté économique, d’étudiants en particulier, tend à augmenter et la crise économique liée à la
crise sanitaire a profondément touché le quotidien de nombreux jeunes : raréfaction des jobs
étudiants, augmentation des frais liés à l’enseignement à distance, soutien aux études compliqué pour
les familles les plus modestes, accès restreint à l’emploi …
Avec la mesure Deal 18-25, le CPAS de la Ville de Bruxelles entend, par la conclusion de partenariats
avec des associations de jeunesse, des organisations et des services sociaux étudiants, avec les
différents services de la ville, aller vers les jeunes bruxellois et faciliter leur accès à la palette des aides
qui peuvent les soutenir dans l’exercice de leurs droits et le développement de leurs projets.
En pratique, le CPAS de la Ville de Bruxelles conclut un partenariat avec des organisations présentes
sur le territoire de la Ville, fréquentées par des jeunes, qui souhaitent les soutenir dans l’exercice de
leurs droits sociaux, et notamment au recours au CPAS. « Le CPAS a approché plusieurs organisations
afin de pouvoir toucher le plus de jeunes possibles. Actuellement, nous travaillons avec les AMO (Service
d’action aux jeunes en milieu ouvert), la FEF, Fédération des Étudiants Francophones, le réseau lutte
contre la pauvreté, les centres de jeunes Néerlandophones et la coordination sociale de Laeken. Nous
entendons bien sûr élargir le cercle des organisations avec lesquelles nous collaborons. » précise Khalid
Zian, Président du CPAS de la Ville de Bruxelles.
Les partenaires soutiennent et stimulent les projets des jeunes tandis que le CPAS apporte un appui à
leurs projets en garantissant une aide, un outil qui soit le mieux adapté à leurs attentes :
– Octroi du revenu d’intégration ;
– Octroi d’une aide ponctuelle, de nature financière ou sous une autre forme (guidance, soutien
à la réussite des études…) ;
– Proposer aux organisations d’engager en leur sein, un ou plusieurs jeunes sous contrat article
60$7, à temps plein, aux frais du CPAS ;
– Aide concrète dans le développement d’un projet d’étude, de formation ou de recherche
d’emploi ;
– Favoriser l’opportunité d’une première expérience professionnelle via le Stage First ;
« Notre préoccupation est de travailler avec des jeunes de manière inconditionnelle, quels que soit leurs
soucis ou leurs projets de vie. Nous savons que les jeunes ont une image contrastée du CPAS, pas
toujours positive ; C’est la raison pour laquelle nous ne leur demandons pas de venir à nous mais nous
allons là où ils sont, dans leurs organisations. Nous avons mis en place une équipe dédiée à ce projet,
mobile, réactive, qui accompagnera les partenaires, soutiendra les projets et facilitera l’accès des
jeunes à nos services. » Explique Khalid Zian.
En tout, c’est près de 3 millions d’euros qui seront mobilisés sur le budget existant du CPAS pour mener
à bien ce projet.
Un module d’évaluation sera également finalisé afin d’identifier les conditions de réussite du
partenariat au début et à la fin de l’accompagnement avec le jeune et si l’accès aux droits pour le jeune
a pu lui servir de tremplin dans la trajectoire qu’il souhaite poursuivre.
« À travers des projets tels que Deal 18-25, le CPAS veut tirer les enseignements de cette crise sanitaire
qui a fait apparaître de nombreux besoins, parfois urgents. Je le répète, il faut que les citoyens osent
franchir les portes des CPAS, qui sont en mesure de fournir les outils qui permettront de les aider. Mais
en cela, nous avons également un rôle à jouer en allant nous-mêmes à la rencontre des gens ; de
nombreux citoyens n’ont pas encore recours à leurs droits et vivent dans des situations précaires,
parfois d’extrême pauvreté. Nous devons les accompagner en insistant sur le fait que le CPAS peut
concrètement les aider. » Conclut Khalid Zian.