Mêle-toi de ta culotte !

Le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles et l’Echevin de l’Egalité des chances, viennent de dévoiler la campagne #THISISNOTCONSENT – Ma culotte ne me définit pas.Autour de la thématique du phénomène d’objectification de la femme, la Semaine des Droits des Femmes (SDDF) sera célébrée du 6 au 15 mars dans différents lieux de la Ville. « Le cinéma, la prostitution, la pornographie, la mode ou encore la publicité sont autant de secteurs où la femme est réduite à un objet, explique, en préambule, l’Echevin de l’Egalité des chances. Notre objectif, à travers cette campagne, est de dénoncer cela mais aussi de susciter le débat, en incitant un large public à prendre part aux activités prévues. » La Semaine des Droits des Femmes (SDDF) mettra ainsi les femmes et leur condition au centre du débat. Elle se veut être le prolongement du travail que la Ville mène tout au long de l’année à travers une série d’actions de sensibilisation et en s’appuyant sur son « Plan d’actions pour l’Egalité entre les femmes et les hommes ». Ce plan vise notamment à affirmer la place des femmes dans l’espace public et plaide pour un meilleur équilibre de la représentation politique et dirigeante. « La Ville de Bruxelles a pour devoir de défendre les droits de l’ensemble des citoyens, en ce compris le droit des femmes de pouvoir circuler librement sur le territoire de la Ville sans avoir peur de se faire insulter, harceler ou agresser », insiste le Bourgmestre. Ainsi, comme le souligne l’Echevin de l’Egalité des chances, l’objectif est clair. Il s’agit de faire de la Ville de Bruxelles, une ville inclusive où chacun a sa place. C’est la raison pour laquelle, elle initie et soutient toute collaboration avec le secteur associatif dans la lutte pour l’épanouissement des femmes. Le thème de la campagne #THISISNOTCONSENT – Ma culotte ne me définit pas, fait référence au fait que la petite culotte reste le symbole ultime de l’objectification de la femme, laquelle est souvent injustement jugée sur sa tenue, expliquent les deux mandataires : une jupe trop courte, un décolleté trop profond, un jean serré,… Cela semblerait justifier le comportement de certains hommes : les femmes se prennent des insultes en pleine rue, sur leur lieu de travail et parfois aussi à la maison.

« Elles sont même tenues responsables pour les actes de violence qui leur sont infligés allant jusqu’au viol, poursuit l’Echevin. L’exemple récent qui nous a inspiré pour notre campagne est celui du cas de viol en Irlande où l’accusé a été acquitté sous prétexte que sa victime portait un string au moment des faits ! ». Cette histoire a suscité une indignation à travers le monde, accompagnée par l’image du string et le hashtag #ThisIsNotConsent. S’il a permis de libérer la parole en 2018, le mouvement #metoo n’a pas pour autant fait disparaître toutes les formes de violences envers les femmes. C’est pourquoi, à l’occasion de la SDDF 2019, la Ville de Bruxelles a décidé de frapper fort avec des images choc et un discours aussi vrai que celui adressé aux femmes dans leur quotidien. Le message de la campagne est limpide : la femme n’est pas un objet ! Elle mérite d’avoir des droits égaux, la même liberté d’expression et d’agir et le droit à disposer librement de son corps. La programmation de la Semaine comporte plusieurs moments de rencontre (expos, conférences, spectacles, films, débats, …) compilés dans une brochure et sur le site www.bruxelles.be/semainedesdroitsdesfemmes. L’activité phare aura lieu le 8 mars à l’Hôtel de Ville, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes. Une conférence sur les stéréotypes et l’hyper-sexualisation des femmes et des jeunes filles sera donnée par la professeure Gail Dines, auteure et activiste anti-pornographie anglo-américaine.

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