Petite Ile/CityGate II : Vivre ensemble dans la ville de demain

 L’avant-projet de Petite Ile/CityGate II est prêt. Ce projet d’envergure va totalement changer le visage de ce quartier à l’est du bassin de Biestebroeck : 256 logements sociaux, 108 logements conventionnés, une école et 38 espaces pour activités économiques y sortiront de terre.

Pour rappel, le marché conjoint entre la Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB) et citydev.brussels pour désigner l’auteur de projet a été attribué en août 2019 à l’équipe internationale A l’Île, composée de  Sba/KSA/AHA/noA, composée des bureaux AHA + Elseline Bazin, Korteknie Stuhlmacher Architecten, noAarchitecten, Sergison Bates architects et Boom Landscape. Cette équipe propose un équilibre et des interactions entre toutes les différentes fonctions en créant une « ville dans la ville » qui permet une unité dans la diversité.

Vivre, travailler, habiter et se détendre : la mixité fonctionnelle au cœur du projet

Le passé industriel du site et sa mémoire seront conservés dans ce projet, tout en évoluant en phase avec les quartiers avoisinants. L’activité économique n’est pas « cachée », bien au contraire : elle est placée au centre du quartier et permet des interactions entre les différents occupants du site. Des ruelles composées d’ateliers et de locaux de services surmontés de pièces à vivre, seront construites derrière des immeubles de logements ou de commerces tournés quant à eux vers la rue et la ville. Cet espace urbain, partagé et très vivant tant en journée qu’en soirée permet à la fois livraisons, rencontres, activités entre voisins et jeux d’enfants dans la sécurité, le confort et l’intimité de l’intérieur d’ilot.

« Le projet Petite Ile/CityGate concrétise la collaboration efficace et complémentaire de 3 acteurs publics – la SLRB, Citydev et le Foyer Anderlechtois – qui matérialisent, sur cette ancienne friche industrielle, la politique volontariste que nous souhaitons mener face aux défis sociaux et environnementaux auxquels notre Région est confrontée. L’objectif est de développer un nouveau quartier, vivant, ouvert sur la ville. Un lieu de vie qui proposera des logements de qualité à un prix abordable à la location ou à la vente, mais aussi un lieu de travail, de loisirs et d’éducation qui favorisera les échanges et la mixité sociale, » explique la secrétaire d’Etat au Logement Nawal Ben Hamou.

« Avec ses 16.000 m² d’activités économiques, le projet Petite Ile/CityGate II est important pour la Région de Bruxelles-Capitale car il contribuera, à terme, à augmenter les espaces disponibles pour les PME et pour la production urbaine. Ce projet répond parfaitement aux objectifs du Gouvernement dans sa volonté de dynamiser l’économie bruxelloise en relocalisant la production. Je me réjouis également que ce projet qui mixe logements et espace de productions fasse la part belle aux espaces partagés, » précise encore Barbara Trachte, Secrétaire d’Etat à la Transition économique.

Le projet prévoit également l’installation d’une école francophone de tronc commun proposant un projet pédagogique innovant. Pour une capacité de 1200 élèves de la maternelle à la 3ème secondaire, l’Ecole de Tous aura une place centrale dans le projet. Les élèves profiteront de ces nouveaux locaux, mais le quartier également : les salles de sports et la bibliothèques seront accessibles hors des temps scolaires afin d’en faire profiter les riverains.

Cette démarche d’ouverture se retrouve à de nombreux endroits dans le projet. Les auteurs de projet ont une claire volonté d’un écosystème humain et proposent beaucoup de lieux à s’approprier, à partager, où se rencontrer. Dans ce lieu actuellement peu investi, le projet s’appuie sur des éléments et des concepts préexistant : la matérialité des bâtiments Studio Citygate et la continuité de certaines activités présentes comme la salle d’escalade, tout en proposant une vision très engagée de vivre ensemble dans la ville de demain.

Cohabiter dans un quartier innovant et durable

Une attention particulière est portée à la mobilité douce : les piétons pourront profiter des nombreux places ouvertes et passages entourés d’arbres et végétation indigènes. De plus, chaque famille aura droit à autant de stationnements de vélo que leur logement n’a de chambres. Un effort a été réalisé afin que la place de la voiture soit minimale dans le projet, tout en répondant au nécessaire et en s’assurant d’alternatives de transport crédibles.

Bieke Comer, Présidente de la SLRB, estime que « Les 256 logements sociaux prévus répondent à un réel besoin. Parmi ces logements, 34 sont des logements communautaires : des logements autonomes mais légèrement plus petits, qui en contrepartie bénéficient de grands espaces communs à plusieurs logements. Ces logements seront gérés par le Foyer Anderlechtois qui va également installer ses locaux sur le site. Ce qui nous enthousiasme dans ce projet, c’est qu’il propose une place de choix pour le développement d’une culture et d’un vivre ensemble propre au site, c’est une proposition sociale autant qu’architecturale. »

Benjamin Cadranel, administrateur général de citydev.brussels, rajoute : « Situé entre le canal et la gare du Midi, ce projet s’érige en véritable porte d’entrée vers la ville. Totalement ouvert vers l’extérieur, il constituera une charnière essentielle du réaménagement global du bassin Biestebroeck et, en particulier, des autre phases du projet CityGate. L’ensemble ainsi composé représentera l’exemple bruxellois le plus abouti de quartier multifonctionnel où, sans besoin de déplacement motorisé, les habitants peuvent se loger, travailler, apprendre et se divertir. »

L’ensemble des acteurs collaborent dans l’optique d’obtenir les permis rapidement et de commencer le chantier en 2023. Vu la taille du projet, certains bâtiments seront occupés avant la fin de l’ensemble du chantier. La priorité du maître d’ouvrage est d’ouvrir l’école le plus tôt possible pour répondre au besoin en termes d’écoles à Anderlecht et pour situer le projet. Ainsi, les habitants, quand ils rentreront sur le site, ne seront pas seuls au milieu d’un zoning en cours de transformation – il y a de la place pour qu’une culture s’installe directement.