Pour Paul Magnette, la proposition du PS sur l’IVG doit être mise au vote cette semaine. L’heure est au choix.

 

le Bureau du PS a tenu sa traditionnelle réunion hebdomadaire. Outre le point sur la situation fédérale, les membres du Bureau ont abordé le vote du texte dépénalisant l’avortement dans notre pays. Pour le PS, la flibuste parlementaire, les manœuvres dilatoires, les obstructions et autres menaces doivent cesser.

Le débat a été entamé sous la précédente législature. Une vingtaine d’experts de tous bords, du sud et du nord du pays, ont été entendus. Un vote est intervenu en 1ère et 2e lectures en Commission. Le Conseil d’Etat a été sollicité à trois reprises et a, chaque fois, rendu un avis limpide rappelant qu’il n’y avait aucune objection juridique.

Pour le Président du PS, l’heure est au choix politique. Le droit des femmes à disposer de leur corps ne peut faire l’objet de marchandages. Il n’est pas acceptable non plus de malmener la démocratie et les institutions de notre pays. Un droit ne peut être monnayé. Le mauvais scénario vécu récemment constitue un dangereux précédent pour le fonctionnement de nos institutions et de la démocratie.

Pour Paul Magnette, « après des années de débats, des mois de travaux parlementaires et un 3e avis limpide du Conseil d’État, plus aucun délai ne doit retarder le vote. Il s’agit d’une avancée essentielle pour les femmes. Il faut laisser les parlementaires trancher. Le PS demande donc la mise au vote du texte cette semaine ».

30 ans après le vote de la loi Lallemand-Michielsens, la proposition du PS supprime enfin les sanctions pénales pour les femmes et les médecins. Le texte respecte les convictions de chacun et chacune. Il ne vise pas à encourager le recours à une IVG mais consacre cette liberté. Le texte PS crée ainsi les conditions les plus optimales pour celles qui en font le choix.