Rallongement du congé de Toussaint : pas question que les parents en fassent les frais

Hier, nous apprenions que les vacances d’automne seraient prolongées de trois jours (soit jusqu’au 11 novembre inclus) pour les élèves en Wallonie et à Bruxelles. Une mesure présentée par la ministre de l’Éducation comme étant nécessaire pour aider à lutter contre la propagation du coronavirus et également offrir une bulle d’oxygène au secteur de l’enseignement.
Cette décision doit encore être avalisée par le comité de concertation cet après-midi.

Nous le savons, les dernières semaines et les derniers mois ont été particulièrement intenses et épuisants pour tous les travailleurs. De prime abord, cette décision d’allonger le congé de Toussaint pour leur permettre de souffler et de freiner l’épidémie peut sembler louable.  Cependant, il s’agit d’une solution bout de chandelle, une solution très partielle qui consiste à résoudre un problème en en créant un autre dans les faits. Deux jours. Mais deux jours qui vont être lourds de conséquences pour des centaines de milliers de parents qui, pendant ces journées, travaillent. Pour rappel, tous les travailleurs n’ont pas accès au télétravail (non-marchand, commerce…).

En tant qu’organisation syndicale, nous regrettons tout d’abord qu’une telle annonce ait été faite hier sans réelle coordination entre les différents niveaux de pouvoir et ce, alors qu’une réunion du comité de concertation rassemblant l’ensemble des intervenants politiques en Belgique se tiendra cet après-midi même.

Le plus grand flou règne quant aux réelles possibilités de garde pour les parents qui se retrouvent au pied du mur. Pour le SETCa, il est urgent que les différents ministres concernés définissent des mesures coordonnées (collectives ou individuelles) permettant de solutionner les problèmes de garde d’enfants durant cette période. Et ceci, bien évidemment, sans engendrer de perte de salaire pour ces travailleurs.