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Travailleurs de la santé et de l’aide aux personnes : ni déserteurs, ni enfant gâtés.


Place à une juste reconnaissance de leur fonction au sein de la société

Le gouvernement ne rate décidément pas une occasion de confirmer ce que nous savions déjà : il se moque de nous ! C’est également le sentiment partagé par les travailleurs du secteur de la santé et de l’aide aux personnes. Ces héros que la population célèbre chaque soir ont bien compris que, dans l’esprit et la vision de nos responsables politiques, rien n’a changé. Depuis de nombreuses années, ils subissent mépris et mesures d’austérité de la part du gouvernement. Dans la crise sanitaire dramatique que nous connaissons actuellement, ils sont au front tous les jours et donnent tout ce qu’ils peuvent pour continuer à assurer les meilleurs soins possible. Ils sont à bout et en colère. Se faire qualifier de ‘déserteurs’ et ‘d’enfants gâtés’ par ces mêmes politiques qui accordent si peu d’importance à leur sort depuis trop longtemps est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Mesdames et Messieurs les politique, est-ce être trop gâté que de travailler au point de :
• se casser le dos par trop de charges portées,
• s’épuiser au point qu’un jour, on ne sache plus se lever,
• louper tant d’anniversaires ou de fêtes de famille pour remplacer un collègue
• réduire son temps de travail pour le rendre physiquement un peu moins insupportable
• dire à ses enfants de bien réfléchir avant de marcher dans les mêmes pas ?
La publication récente de deux AR portant sur la réquisition et la délégation élargie d’actes pris dans le secteur infirmier, et ce, sans concertation et sans balise crée de nouvelles inquiétudes et de vives tension. Nous n’en voulons pas de ces arrêtés. Ils sont une mauvaise réponse à un vrai problème, ils ne sont que l’arbre qui cache la forêt car le vrai problème ce sont des années d’austérité et de destruction de la sécurité sociale qui nous ont mis à l’os.

Depuis des années, vous imposez au personnel de ces secteurs de travailler en danger, avec un impact certain sur les patients et les résidents.

Ce que la crise a montré est l’urgence d’un réinvestissement dans le secteur du soins et de l’aide aux personnes.

Depuis des années, les travailleurs ont répondu présents, ils ont fait le job parfois même sans moyens de protection. Certains en ont payé le prix fort.

Mesdames et messieurs les politiques, il est temps de faire votre job et de mettre les moyens pour refinancer durablement la sécurité sociale, pour rendre attractif les secteurs du non-marchand tant au niveau des conditions de travail que salariale. Sachez dès à présent que d’une aumône nous n’en voudrons pas. C’est à la fois un choix et une question de volonté politiques !

Le SETCa informe dès à présent le gouvernement qu’il couvrira toutes les actions de légitime mauvaise humeur qui surviendraient tant dans le secteur des hôpitaux que des maisons de repos que de tous les secteurs de la commission paritaire 330! Un préavis d’action est déposé ce jour en commission paritaire 330