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La diminution du trafic automobile bénéficiera à tous, au contraire du maintien du statu quo qui ne fera qu’aggraver les injustices : la Région a la responsabilité d’agir urgemment ! Affecter les recettes de cette taxe à des politiques sociales constituera en outre un transfert financier au bénéfice des Bruxellois, en particulier des plus pauvres.

Le projet de taxe kilométrique Smartmove suscite de vives réactions. Si les discours ouvertement pro-voitures tendent à s’estomper, d’autres éléments sont désormais mobilisés, plus ou moins sincèrement. Parmi ceux-ci, la dimension sociale est utilisée à tout va : les politiques qualifiées d’”anti-voitures” seraient, fondamentalement, antisociales. Ces discours font en réalité l’impasse, volontairement ou involontairement, sur les bénéfices qu’apportent, à tous, et particulièrement aux plus pauvres, les politiques de limitation du trafic automobile. Ils ignorent aussi les mécanismes de redistribution de la fiscalité.
Le projet Smartmove est, contrairement à ce que ses détracteurs en disent, une mesure socialement juste, d’autant plus qu’il permet une redistribution des recettes de la taxe aux plus pauvres via le financement de politiques sociales ; ce qui est précisément ce que l’ARAU soutient.

Les coûts de la voiture, supportés par l’ensemble de la société, trop souvent absents de l’”équation”

Pollution de l’air, bruit, congestion, émissions de gaz à effet de serre, accaparement des espaces publics… Les dégâts causés par la voiture sont légion. Ils engendrent des coûts qui sont supportés par l’ensemble de la société : c’est ce que l’on appelle des “coûts externes”. On comprendra aisément qu’une diminution du trafic et de la congestion automobile permettra de diminuer ces coûts, au bénéfice de l’ensemble de la population qui les supporte actuellement.

Les bénéfices d’une réduction du trafic automobile, élément négligé… mais aucunement négligeable, surtout pour les plus pauvres !

Parallèlement à la baisse des coûts, une diminution du trafic automobile est aussi synonyme d’importants bénéfices, particulièrement pour les ménages bruxellois les plus pauvres. Ceux-ci sont en effet plus touchés par la pollution de l’air, comme l’a montré une étude du groupe de recherche Interface Demography de la VUB. Ces ménages sont en outre très peu motorisés et dépendent d’autres moyens de déplacement que la voiture : la baisse du trafic leur permettra de mieux circuler, que ce soit à pied, à vélo ou, particulièrement, en transports en commun (qui seront beaucoup moins englués dans la congestion).

La taxe kilométrique est avant tout conçue pour dissuader l’usage de la voiture (et donc ne pas être payée)