Bruxelles city news

la vie internationale de Bruxelles

1970 – 2020 : 50 ans d’ouverture Bruxelles, ISELP, de septembre 2020 à juin 2021



Durant toute une saison, l’institut supérieur pour l’étude du langage plastique célèbre ses 50 ans par une série d’activités et une large réflexion autour de l’accueil des publics, concrétisée par la transformation de l’entrée. Trois expositions, de nombreuses rencontres, des résidences scientifiques, une publication historique et bien d’autres surprises : voici quelques-uns des événements qui ponctueront ce jubilé.

Créé en 1970 par Gita Brys-Schatan, alors jeune docteure en histoire de l’art, dans le but d’offrir au public une vision de la création, l’ISELP propose d’abord des conférences et des rencontres avec les artistes avant d’investir les écuries du Palais d’Egmont en 1975, développant alors une politique d’expositions sur les sujets les plus novateurs. Cinquante ans plus tard, son directeur actuel, Adrien Grimmeau, pointe la nécessité de revenir aux fondamentaux et profite de cette année anniversaire pour concrétiser le souffle nouveau amené depuis sa nomination. Véritable moment charnière, cette célébration est à la fois l’occasion de se pencher sur l’histoire du lieu à travers la numérisation des archives, et celle de mener une large réflexion sur la place d’un centre d’art dans le monde actuel.

Partant du constat que l’art contemporain peut être perçu comme élitiste et que l’emplacement de l’ISELP, au milieu de commerces de luxe, peut freiner un certain public, l’institut a lancé un appel à projets impliquant architectes, graphistes et artistes, remporté par le duo Denicolai & Provoost, qui ont choisi le bureau NORD et le studio OSP. Grâce à la complémentarité de leurs compétences et à une réflexion commune, ils ont concocté une année pleine de surprises, qui se clôturera par le déménagement de l’accueil. Le nouveau hall d’entrée – désormais accessible depuis le passage de Milan – sera placé en plein milieu du centre d’art, ce qui reflète pleinement l’importance donnée à l’accueil du public. Un travail autour de la charte graphique a également été mené, avec un nouveau logo dévoilé en septembre. Une série d’interventions dans l’espace public ont également été imaginées, reflétant une part importante de l’ADN de l’ISELP.

Première exposition de la saison, INSPIRE offre une réflexion autour du temps et invite à un moment de pause en ouverture d’une année très dense. Les œuvres d’Edith Dekyndt, Fabrice Samyn, Manon de Boer et d’autres tentent d’échapper au temps contrôlé et codifié pour offrir une temporalité moins rationnelle, plus naturelle. Les Orages, l’exposition qui clôturera l’année, juste après les travaux de rénovation, a été pensée en diptyque avec celle-ci : quelles sont les réponses apportées par les artistes au besoin concret d’action ? Comment envisager le temps de la création et le rapport incontrôlable et explosif au monde ? Au besoin de décélération répond l’urgence de l’engagement. Entre les deux expositions, l’artiste italien Gianni Pettena proposera en partenariat avec le curateur Guillaume Désanges et La Verrière, espace bruxellois de la Fondation d’entreprise Hermès, une œuvre immersive, qui va à la fois cacher et faire découvrir l’espace autrement. Dernière occasion de visiter les lieux avant leur transformation, Pettena offre ainsi une magnifique page blanche sur laquelle peut s’écrire l’avenir du centre d’art.

Par ailleurs, l’histoire féconde de l’institut n’ayant jamais fait l’objet d’une publication, il convenait de dresser le riche inventaire de ces cinquante premières années. Depuis plus d’un an, les archives sont analysées et numérisées afin de proposer un aperçu des enjeux qui ont animé l’ISELP jusqu’à aujourd’hui. Quelles ont été les raisons de sa création ? Comment le lieu a-t-il évolué vers l’art contemporain ? Quel rapport a été entretenu avec l’art dans l’espace public ? Ce n’est qu’en se posant ces questions qu’il sera possible d’envisager l’avenir. Par la nouvelle architecture, mais également par un redéploiement des priorités, telles qu’une intense réflexion sur la place de l’art dans la société, l’accès donné aux publics, l’encouragement de paroles nouvelles. Ce point sera particulièrement mis en avant par la création de deux résidences scientifiques par an, afin de donner la possibilité à des chercheurs d’approfondir les liens entre arts et société.

INFORMATIONS PRATIQUES

ISELP, Boulevard de Waterloo 31, 1000 Bruxelles

Expositions et café : du mardi au samedi de 11h à 18h
Centre de documentation : du lundi au vendredi  de 9h30 à 13h et de 14h à 17h

iselp.be