Bruxelles manque d’espaces verts pour les enfants par rapport aux autres villes européennes
Bruxelles offre moins d’espaces verts aux enfants que d’autres villes européennes
Les enfants scolarisés dans la Région de Bruxelles-Capitale bénéficient de moins d’espaces verts que ceux vivant dans d’autres grandes villes européennes comparables. C’est ce que révèle une étude académique menée sur l’environnement des écoles primaires et leur accès à la nature.
La recherche s’est penchée sur l’utilisation et la disponibilité des espaces verts dans et autour des écoles, pendant et après les heures de cours. Bruxelles a été comparée à plusieurs grandes métropoles européennes, dont Barcelone, Rotterdam et Paris. Les résultats montrent que, dans l’ensemble, les écoles bruxelloises sont moins bien entourées de végétation et d’espaces naturels.
L’analyse met également en lumière de fortes inégalités sociales. Les enfants issus de familles plus favorisées fréquentent plus souvent des écoles situées dans des quartiers plus verts, avec des cours de récréation mieux aménagées et des espaces publics plus agréables. À l’inverse, les écoles implantées dans des zones socio-économiquement défavorisées disposent de moins de végétation et d’environnements climatiquement résilients.
Des inégalités sociales particulièrement marquées à Bruxelles
Si ces disparités existent dans toutes les villes étudiées, elles sont particulièrement prononcées à Bruxelles. La structure urbaine de la capitale, caractérisée par un centre dense et plus défavorisé, accentue ces différences d’accès à la nature pour les enfants.
Des enquêtes menées auprès de parents et d’enseignants soulignent pourtant l’importance des espaces verts pour le bien-être et le développement des enfants. Fait notable : malgré un accès plus limité, les enfants issus de milieux moins favorisés utilisent plus fréquemment les espaces verts après l’école que ceux provenant de familles à revenu plus élevé. Le manque de temps, les activités extrascolaires organisées ou encore la distance entre le domicile et l’école expliquent en partie ces écarts.
Face à ces constats, l’étude plaide pour une meilleure coordination entre politiques éducatives et aménagement urbain. Elle recommande notamment de verdir en priorité les cours d’école situées dans les quartiers défavorisés, d’améliorer l’accès aux parcs à proximité des établissements scolaires et de renforcer l’apprentissage en plein air dans le cadre scolaire.


