Polémique à Bruxelles autour d’un nouveau food hall : le créateur de RATZ répond aux critiques
Polémique autour d’un nouveau food hall à Bruxelles : son créateur se défend et assume un concept « brut et vivant »
Un nouveau food hall bruxellois fait déjà beaucoup parler de lui avant même son ouverture officielle. Baptisé RATZ, cet espace gastronomique installé dans un ancien parking de la capitale suscite autant de curiosité que de critiques, notamment sur les réseaux sociaux, où certains internautes dénoncent une représentation jugée caricaturale des cultures asiatiques. Son créateur, Thierry Goor, répond aujourd’hui aux accusations et assume pleinement sa vision.
Situé sur plus de 3.000 mètres carrés, le lieu se veut différent des halls alimentaires classiques. L’ambiance y est volontairement industrielle et brute : béton apparent, éclairage minimaliste et décor inspiré des rues animées d’Asie et du Moyen-Orient. Pour Thierry Goor, déjà connu pour avoir participé à la création du Wolf Food Market à Bruxelles, l’objectif est clair : proposer une expérience immersive davantage culturelle que simplement gastronomique.
« Je ne suis pas restaurateur, je suis plutôt un créateur d’univers », explique-t-il. Selon lui, RATZ doit être perçu comme un espace vivant, mélangeant cuisine internationale, événements artistiques et rencontres sociales.
Une polémique née sur les réseaux sociaux
Avant même l’ouverture, plusieurs critiques ont émergé en ligne. Certains observateurs ont accusé le concept d’appropriation culturelle, estimant que le décor donnait une image simplifiée, voire négative, de certaines cultures asiatiques. Une vidéo publiée par un créateur de contenu bruxellois a notamment relancé le débat, dénonçant une esthétique jugée stéréotypée.
Face à ces réactions, Thierry Goor se montre conciliant mais ferme. « Si certaines personnes ont été blessées, je m’en excuse sincèrement », affirme-t-il, tout en soulignant que nombre de critiques ont été formulées par des personnes n’ayant jamais visité le lieu. Il insiste également sur le fait que plusieurs stands culinaires sont tenus par des chefs originaires des régions représentées, ce qui, selon lui, démontre une volonté de collaboration plutôt que d’appropriation.
Un projet entre gastronomie et culture
Au-delà de la restauration, RATZ ambitionne de devenir un véritable lieu de vie. Le food hall prévoit d’accueillir des projections de films, des spectacles d’humour, des événements culturels et des marchés temporaires. Un bar équipé de dizaines de tireuses à bière complète l’offre, avec une volonté affichée de limiter les bouteilles afin de réduire l’impact environnemental.
Lors d’une visite presse, quelques problèmes techniques ont toutefois perturbé le service. Fidèle à son approche spontanée, le créateur a décidé d’offrir les repas aux visiteurs présents, préférant transformer l’incident en moment convivial plutôt que de dissimuler les difficultés.
« Ne jamais faire deux fois la même chose »
Ancien professionnel de la publicité pendant plus de trois décennies, Thierry Goor revendique une méthode basée sur l’observation et la créativité. Après le succès du Wolf Food Market, il souhaitait lancer un projet totalement différent. Même le nom RATZ a été choisi pour son symbole : si le rat possède une image négative en Occident, il représente ailleurs intelligence et prospérité.
Malgré les critiques, le créateur reste confiant quant à l’avenir du projet. Pour lui, la controverse fait partie du processus créatif et reflète surtout l’intérêt suscité par ce nouveau lieu atypique.
« Je ne fais jamais deux fois la même chose », conclut-il, assumant un concept qui ne laisse manifestement personne indifférent.
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