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Après de difficiles années de crise sanitaire, le retour volontaire de nouveau à la hausse.

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Après de difficiles années de crise sanitaire, le retour volontaire de nouveau à la hausse.

 

Au cours des huit premiers mois de cette année, 508 personnes de plus qu’en 2021 sont déjà retournées volontairement dans leur pays d’origine. C’est ce que rapporte la secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Nicole de Moor, après une visite de travail au guichet retour de Fedasil à Bruxelles. Accompagnée d’une délégation de l’OIM (Organisation internationale pour les migrations), qui visite notre pays avec son directeur général, Antonio Vitorino, elle a reçu de Fedasil des informations détaillées sur la manière dont on essaie de faire remonter le nombre de retours volontaires après les difficiles années de pandémie.

 

De janvier à août 2021, 1332 personnes sont retournées avec l’aide de Fedasil. Et cette année, jusqu’à présent, 1840 personnes sont retournées par ce biais. Dans le cadre de la politique de retour proactive, les personnes qui reçoivent un ordre de quitter le territoire font l’objet d’un suivi en vue d’un encadrement du retour par l’Office des étrangers. Si quelqu’un indique lors de ces entretiens qu’il souhaite retourner, le conseiller en retour contactera un guichet retour de Fedasil pour faciliter cette démarche.

Fedasil travaille également sur le retour volontaire sans l’intervention de l’Office des étrangers. Les demandeurs d’asile qui ne souhaitent plus attendre l’issue de leur procédure peuvent l’indiquer et l’on examine alors comment organiser le retour volontaire. Pour informer les demandeurs d’asile, des travailleurs sociaux et des conseillers en retour sont présents dans les centres d’accueil.

 

Nicole de Moor : « L’encadrement du retour est un travail extrêmement difficile. Convaincre des gens qui ont abandonné tous leurs biens, les ont vendus, ont payé 20.000 euros pour venir en Europe, que le retour volontaire est la meilleure option, n’est pas une tâche évidente. Je suis vraiment très heureuse qu’après les années covid difficiles, il y ait de nouveau une augmentation du nombre de retours volontaires. Les personnes qui ne sont pas autorisées à rester ici doivent savoir où se situe leur avenir et nous devons continuer à les accompagner sur cette voie. »

 

Pour informer les migrants et les accompagner vers le retour volontaire, Fedasil dispose de guichets retour à Bruxelles, Gand, Anvers, Liège et Charleroi. Depuis 2012, le guichet retour offre aux migrants un encadrement professionnel, rapide et complet pour leur retour volontaire. Les conseillers en retour assurent une permanence, physiquement et par téléphone. Le guichet retour concrétise le principe du retour « volontaire si possible, forcé si nécessaire ».

 

L’OIM est un partenaire important pour Fedasil en ce qui concerne le retour volontaire et la réintégration des personnes dans leur pays d’origine. Ils assurent le suivi de ces personnes et les aident à reconstruire leur avenir sur place. L’OE coopère également avec l’OIM, notamment en matière de prévention dans les pays d’origine.

 

 

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