« AU SERVICE DES VIRUNGA », À « EXPLORATION DU MONDE », JUSQU’AU 21 DÉCEMBRE

Pour son dernier voyage de 2021, « Exploration du Monde » nous emmène en Afrique, sous la conduite de son  conférencier-cinéaste belge Philippe Lamair, à la découverte des Virunga.

Etant le plus ancien Parc national de l’Afrique, créé, en 1925, à la frontière avec l’Ouganda et le Rwanda, sous le nom de « Parc Albert », dans la Province du Nord Kivu, à l’Est de la RDC (République Démocratique du Congo), le « Parc national des Virunga » – ainsi nommé depuis 1969 – couvre une superficie de 7.900 km2, son extrémitéau sud, se trouvant à quelques kilomètres du chef-lieu de la ProvinceGoma.

Avec Philippe Lamair, nous pénétrons au sein de lieux rarement fréquentés par les touristes, afin de vivre aux côtés des  éco-gardes, ces hommes et ces femmes qui paient un lourd tribut à la défense de la Nature, 200 de leurs collègues  ayant été assassinés – par des braconniers ou des membres de milicescette région étant, depuis 1994, la proie de  conflits armés -, durant ces 20 dernières années, alors qu’ils tentaient, vaille que vaille, de préserver la faune et la flore  de l’un des plus beaux parcs du monde, désormais reconnu comme « Patrimoine mondial de l’UNESCO ».

Campement d’éco-gardes © Philippe Lamair

Avec son reportage, « Au Service des Virunga », Philippe Lamair essaye de comprendre pourquoi, rien qu’en 2020,  15 « rangers » sont tombés, réalisant un bilan de tant d’années d’effortsde travail et d’investissements pour protéger le parc et surtout préparer l’avenir.

Les milices évoquées vivent du braconnage, de la fabrication du charbon de bois, de la pêche illégale et profitent du soutien de pays voisins, voire même de certains Congolais.

A ces problèmes s’ajoute l’exploitation du pétroleau lac Edouard, ainsi qu’une démographie galopante, avec, comme conséquence, des populations qui, en l’absence de véritable autorité, envahissent le parc à la recherche de  nouvelles terres.

Enfin, depuis quelques années, le virus Ebola est présent dans la Région, la zone de l’épidémie couvrant les deux tiers des Virunga, ce parc cumulant donc toutes les difficultés.

Au bord du fleuve © Philippe Lamair

Soulignons l’intérêt de ce reportage : montrer que le parc a un avenir, les Virunga étant un laboratoire, qui vise à  trouver un équilibre entre protection de la nature et développement économique. Ainsi, la création de centrales hydroélectriques a permis d’amener l’électricité dans des régions isolées, ainsi que la création  d’entreprises, avec, à la clef, des emplois pour les populations locales, le pari étant de jouer la carte du  développement économique comme vecteur de paix. La route est longue et pleine d’embûches, toutes ces  thématiques seront développées dans le documentaire à travers le prisme du travail des éco-gardes.

A souligner que Philippe Lamair réalisa « Le Réveil des Virunga », il y a bientôt dix ans, avec Tanguy Dumortier, le président du « FINN » (« Festival International Nature-Namur ») et dynamique animateur, sur la « RTBF », du  « Jardin Extraordinaire ». A eux deux, ils avaient, alors, suivi la formation d’une nouvelle génération d’éco-gardes, des jeunes pleins d’enthousiasme et d’idéalisme, prêts à relever de nombreux défis dans un environnement difficile et dangereux.

Philippe Lamair, à droite

Historien de formationPhilippe Lamair enseigna avant de devenir journaliste à la « RTBF », en 1988, y ayant principalement travaillé pour le  » Journal Télévisé », une chaîne télévisée qu’il quitta, en 2012, pour réaliser ses  propres films documentaires.

Avec un reportage sur les enfants soldatsà Bunia, en RDC, il remporta, en 2003, le « Prix des Lycéens », au  « Festival des Correspondants de Guerre »à Bayeux, lui qui a couvrit différents conflits, tels ceux vécus en ex-Yougoslaviedans la Région africaine des Grands Lacs ou, encore, lors de la Guerre du Golfe.

Après avoir réalisé « Les Trésors de l’Est » et « Congo, les Berges d’un fleuve », il signe, ici, avec « Au Service des Virunga », son troisième film documentaire.

Par ordre alphabétique des Villesdates des cinés-conférences d’ « Exploration du Monde » sur « Au Service des Virunga » :

  • en novembre :

Liège (« Ciné Le Parc »)-Sa. 27/14 & 17h ; Tournai (« Imagix »)-Je. 25/17h & 20h ; Uccle (« Centre culturel »)-Me. 24/20h15 ; et Verviers (« Centre culturel »)-Ma. 30/14h.

  • en décembre :

à Ath (« Palace »)-Lu. 13/20h ; Auderghem (« Centre culturel »)-Ve. 17/20h30 ; Auvelais (« Centre culturel »)-Je. 16/20h ; Eupen (« Centre culturel »)-Ve. 03/20h ; Evere (« Espace Toots »)-Ma. 07/15h & 20h ; Genval  (« Centre culturel »)-Lu. 20/14, 18 & 20h30 ; Huy (« Centre culturel »)-Je. 09/20h ; Namur (« Bourse »)-Me. 08/ 14h, 17h & 20h ; Ottignies (« Centre  culturel »)-Me. 01/20h ; Uccle (« Centre culturel »)-Sa. 04/14h30 ;  Waterloo (« Salle Jules Bastin »)-Me. 15/14h30 & 20h ; et Woluwe-Saint-Lambert  (« Wolubilis »)-Di. 19/10h ; et Woluwe-Saint-Pierre (« Centre culturel »)-Ma. 21/20h.

© « Explo »A noter que pour terminer l’année académique 2021-2022quatre ciné-conférences sont au programme du« Grand Cycle »  d’« Exploration du Monde » :

*** « Les Chemins du Sacré », de Claire Barrau François Bertranddu ve. 07 janvier jusqu’au ve. 25 février

*** « Maman, c’est encore loin le Désert ? », d’Aurélia Tazidu mardi 25 janvier jusqu’au vendredi 18 mars

*** « Haroun Tazieff, le Poète du Feu », de Frédéric Lavacherydu mardi 22 février jusqu’au jeudi 28 avril

*** « Canada, Terre des Grands Lacs », d’André Mauricedu mardi 19 avril jusqu’au mercredi 01 juin

Assurément, en ces moments peu réjouissants, pour cause sanitaire, nous avons besoin de nous cultiver. Prenons donc le temps de voyager, confortablement installés, en toute sécurité (« Covid Save Ticket » et masque buccal obligatoires) , allant à la rencontre de cinéastes conférenciers présentant eux-mêmes leurs intéressants films documentaires …

Site web : http://www.explorationdumonde.be

Yves Calbert.

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