Avec les infections actuelles, les écoles ne pourront pas ouvrir le 1er septembre



“Si nous ne pouvons pas inverser la tendance maintenant, les écoles reprendront le 1er septembre en code orange ou en code rouge. L’année scolaire sera alors hypothéquée dès le début. Les enfants ont déjà un retard d’apprentissage dû au confinement, il est très important que nous leur donnions la chance d’aller à l’école. Il y a encore des interrogations autour du secondaire, car les enfants peuvent facilement transmettre le virus dès l’âge de douze ans”, a confié le professeur Niel Hens.

“Nous constatons, d’après notre étude sur les contacts (qui en est à sa septième phase depuis le début de la pandémie), que les 18-30 ans ont de plus en plus de contacts entre eux et avec les tranches d’âge plus âgées. Ces contacts intergénérationnels nous inquiètent beaucoup. Nous craignons que cela ne se traduise par un nombre croissant d’hospitalisations”, a-t-il ajouté.

“Le virus s’est à nouveau généralisé, ce qui l’a amené à émerger dans les différentes tranches d’âge. En termes d’hospitalisations, l’effet se marque avec un certain retard, surtout parce qu’il y a une génération qui est elle-même plus asymptomatique, de sorte que le virus est transmis inconsciemment aux personnes âgées”.

“C’est très inquiétant”

Selon le scientifique, la situation peut être renversée si nous adaptons notre comportement en matière de contacts sociaux. “Avec les experts du GEES, nous n’avons jamais donné le conseil d’élargir la bulle des personnes à quinze, mais cela a été annoncé le 1er juillet. Le problème est que cela a été interprété sur une base individuelle, qui permettrait à chaque individu d’avoir quinze contacts. Il faut mieux expliquer cela et préciser que ce devrait toujours être les mêmes personnes avec qui vous êtes en contact. Il faut beaucoup d’efforts pour inverser la courbe, donc j’aurais préféré réduire la bulle à dix personnes.”

“Nous sommes dans une croissance exponentielle. En une semaine, le nombre d’infections a doublé. Dans la province d’Anvers, cela va beaucoup plus vite. C’est très inquiétant, il n’y a pas de temps à perdre et il faut renoncer à certains assouplissements, même temporairement. Il faut absolument reprendre le contrôle de la courbe”, conclut-il.