Bientôt des contrôles antidrogue systématiques après un accident

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La conduite sous l’emprise de stupéfiant a explosé ces dernières années et l’affaire impliquant l’humoriste français Pierre Palmade ne fait que remettre le sujet sous le feu des projecteurs. C’est dans ce contexte que le ministre de la Mobilité vient de présenter des mesures fortes pour lutter contre la conduite sous influence. Elles devraient entrer en vigueur dès la fin de l’année 2023.

La conduite sous l’emprise de stupéfiants a littéralement explosé ces dernières années, et ce dans tous les pays. La dramatique affaire de l’accident impliquant l’humoriste français Pierre Palmade qui conduisait sous cocaïne n’est donc ni un cas français ni un cas isolé. En effet, bien que les contrôles soient plus rapides et efficaces que précédemment, l’augmentation significative du nombre de personnes contrôlées positives aux stupéfiants est donc alarmante. Et c’est bien pour cette raison que le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo), vient de présenter un paquet de mesures visant à sanctionner sévèrement ce type de comportement.

Pour présenter ce paquet de mesures, le cabinet fédéral en charge de la Mobilité s’est appuyé sur une enquête de l’Institut Vias et qui montre que 5% des conducteurs reconnaissent avoir roulé au cours du mois précédent sous l’influence de drogues. En outre, ce taux grimpe à 14% dans la tranche les 18-34 ans.

140.000 tests salivaires bientôt disponibles

On le sait : la consommation de drogues au volant démultiplie les risques d’accidents et d’accidents graves en particulier puisque certains effets entraînent une hausse de la confiance du conducteur ayant consommé. Selon Georges Gilkinet interrogé par Sud Presse, le risque de tomber sur un contrôle a été multiplié par quatre au cours des 10 dernières années et cette stratégie va encore être accentuée. Car rien que pour 2023, ce sont 140.000 tests salivaires qui seront mis à disposition des forces de l’ordre. Pour la comparaison, seuls 36.000 tests étaient disponibles en 2020 et 50.000 en 2021…

Les sanctions ne sont pas minces : la personne contrôlée positive se voit d’office infliger un retrait de permis de 15 jours, une sanction qui s’accompagne aussi de facto d’une comparution devant le tribunal de police qui décidera du montant de l’amende, voire d’autres sanctions supplémentaires (comme la prolongation de la déchéance par exemple).

Les agents des douanes aussi habilités

Mais ce n’est pas tout. En effet, désormais, le personnel habilité aux contrôles sera élargi aux contrôleurs des douanes, à la fois pour la consommation de drogue, mais aussi d’alcool. Étant donné que ceux-ci sont assermentés, ils pourront donc verbaliser alors que jusqu’ici, ils devaient attendre l’arrivée de la police.

Et il y a un autre changement de taille : à la suite d’un accident, la police procèdera d’office à un contrôle d’alcoolémie ainsi qu’à un test de drogue. Cela vaudra pour tous les accidents qu’il y ait des blessés ou non et cela vaudra aussi pour les cyclistes.

À la fin 2023

Ces mesures entreront en principe en vigueur dès la fin 2023, car la situation est urgente. Si l’on en croit les études de l’Institut de criminalistique et criminologie (INCC), 53% des personnes contrôlées positives ont consommé du cannabis15% de la cocaïne et 10% des amphétamines. En outre, 9% des personnes positives font état de combinaison de cocaïne et de cannabis, ce qui accroît de 40 fois le risque d’accident. Par ailleurs, 25% des contrevenants à l’usage de stupéfiants avaient combiné alcool et cannabis. À voir si ces mesures porteront leurs fruits.

Source:gocar.be

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