C’est le début de Europalia 2021-2022

Embarquez pour EUROPALIA TRAINS & TRACKS, du 14 octobre 2021 au 15 mai 2022! Cette année, EUROPALIA consacre son festival au train, une invention qui a façonné la société moderne et qui semble aujourd’hui à nouveau en mesure d’y occuper un rôle de premier plan. EUROPALIA TRAINS & TRACKS propose un programme multidisciplinaire de plus de 70 projets artistiques — principalement des nouvelles créations et des résidences — à découvrir 7 mois durant en Belgique et à l’étranger, au sein d’institutions culturelles mais aussi et surtout sur le terrain, dans les gares et les trains ! Découvrez ci-dessous quelques-uns des highlights du premier mois du festival. Vous trouverez le programme complet du festival ici.
Ivo Pannaggi, Treno in Corsa, 1922 © Archivio fotografico Fondazione Cassa di Risparmio delle Provincia di Macerata
A ses débuts, le train est le symbole ultime de la modernité et un outil majeur de la révolution industrielle. Il porte les espoirs de développement et d’enrichissement les plus fous, mais cristallise aussi les angoisses et le rejet du changement. Le train modifie la société en profondeur. Il bouleverse le rapport au temps et à l’espace. Partout il tisse sa toile. Voies de la modernité est un parcours artistique et historique autour du thème du train, à travers des œuvres d’artistes majeurs des XIXe et XXe siècles — tels Monet, Caillebotte, Spilliaert, Boccioni, Severini, Léger, De Chirico, Mondrian, Servranckx, Delvaux ou Magritte.
Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh © Damien Meyer
Le chorégraphe français Boris Charmatz s’empare du hall de la gare du Nord et l’Ancien Tri Postal de Charleroi et y déploie une forme essentielle de la danse : le duo. Dans La Ronde, 16 danseurs et danseuses composent une société intersectionnelle et plurielle composée de duos homme-femme, homme-homme, femme-femme, d’âges et styles de danse variés. Boris Charmatz propose une boucle humaine ininterrompue composée de duos dansants, parlants et chantants dans un élan collectif, une explosion d’amour. Il est grand temps de se retrouver !
© Maxime Fauconnier
Germaine Kruip présente Resonance, une nouvelle œuvre créée spécialement pour la gare d’Anvers-Central. Resonance émerge des souvenirs de l’artiste de l’attaque terroriste antisémite ayant frappé le quartier anversois des diamantaires en 1981. Avec cette nouvelle œuvre, Kruip propose de rendre visible et audible l’impact persistant des bouleversements et tragédies de l’histoire. L’œuvre consiste en une structure horizontale de laiton de vingt mètres de long. Une fois actionnées, les barres de laiton créent de nouveaux champs de résonance ondoyant à travers l’espace. La sculpture in-situ sera jouée par cinq musiciens lors de performances programmées tous les deux mois, dont la première se déroulera le 20 octobre 2021, 40 ans exactement après la tragique attaque.