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#CINEMA : Une soirée Catherine #Deneuve sur La Une #RTBF

Dans l’émission Le temps d’une histoire : Catherine Deneuve, Patrick Weber propose une soirée spéciale consacrée à Catherine Deneuve, avec le document inédit « Deneuve, la reine Catherine », suivi du film « Le dernier métro » de F. Truffaut.

Deneuve : la reine Catherine

Catherine Deneuve est bien la seule et l’unique comédienne pour qui le temps n’a eu aucune incidence sur la carrière mais dont le cheminement est aussi un concentré de tout ce que les femmes de sa génération ont vécu, ce pour quoi elles se sont battues, ce qu’elles ont gagné…

On la dit froide, secrète et mystérieuse. Elle a la réputation de ne rien laisser percer de ses pensées intimes, de sa vie privée, de ses joies comme de ses tourments. Elle est parvenue à protéger sa famille, ses amours, ses choix de la curiosité des magazines et de son public. Un tour de force pour une carrière longue de soixante ans et riche de plus de cent trente films tournés avec les plus grands cinéastes du monde entier. Pourtant, la matière première d’un récit très personnel sur Catherine Deneuve existe : on la trouve dans les entretiens donnés par la comédienne depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui. Ils permettent de découvrir une autre Catherine Deneuve. Une actrice qui a toujours su choisir ses rôles en fonction des mœurs de l’époque, mêlant l’histoire du cinéma et la place de la femme dans la société, ce qui explique qu’elle soit devenue la plus grande star française.

Réalisation : Virginie Linhart

Production : Siècle productions

Date de diffusion: 4 février 2022 à 20:55

Le dernier métro

Lors de la 6e cérémonie des César en 1980, le film réalisé par François Truffaut triomphe en remportant 10 César dont celui du Meilleur film, du Meilleur réalisateur, de la Meilleure actrice (Catherine Deneuve) et du Meilleur acteur (Gérard Depardieu).

Depuis que la moitié Nord de la France a été envahie par les nazis, les Parisiens passent leurs soirées dans les salles de spectacles, pour ne pas avoir froid. En septembre 1942, l’actrice de renom Marion Steiner ne pense qu’aux répétitions de la pièce norvégienne, La Disparue, qui va être jouée dans le théâtre Montmartre, dont elle assure la direction à la place de son mari Lucas Steiner, Juif Allemand exilé qui s’est officiellement réfugié en Amérique. En réalité, il vit dans les caves du théâtre. Chaque soir, Marion lui rend visite, recueille ses directives et commente avec lui le travail des comédiens, notamment celui du jeune premier de la troupe, Bernard Granger. Grâce à un tuyau d’aération relié à la scène, Lucas dirige les répétitions par personne interposée, son collaborateur Jean-Loup Cottins (metteur en scène introduit auprès des milieux collaborateurs), et réalise que sa femme est tombée amoureuse de Granger. Ce dernier, désireux de s’engager dans la résistance, est le seul de la troupe à aider Lucas lors d’une perquisition de la Gestapo.

La pièce est un succès et les spectateurs rejoignent chaque soir leur habitation par les rues sans lumière et sans taxis, d’où l’importance du dernier métro. Mais le théâtre connaît des jours difficiles, du fait de la jalousie d’un critique de théâtre antisémite et hargneux. Excédé par un de ses papiers, Bernard est à l’origine d’un scandale qui l’incite à abandonner le théâtre et rejoindre la Résistance. À la libération, Marion rend visite à Bernard, blessé, à l’hôpital… mais le rideau tombe, révélant qu’il s’agit de la dernière scène d’une nouvelle pièce dirigée par Lucas Steiner désormais réhabilité et acclamé par la foule.

Réalisation : François Truffaut

Production : Les Films du Carrosse, SEDIF Productions, SFP et TF1 Films Production