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Huit jeunes originaires de quatre pays du Sahel (Burkina Faso, Niger, Mali et Sénégal) prennent part au Sommet sur le climat en Égypte. Le mercredi 16 novembre, ils et elles viendront témoigner de ce que signifie le changement climatique pour eux et elles, à l’occasion d’un débat organisé par l’Agence belge de développement Enabel sous l’intitulé Youth Setting the Climate Agenda – National, Regional, and Global Action.

La Coopération belge accorde une attention toujours croissante au changement climatique dans ses activités. En octobre 2022 a été présenté le programme climatique régional belge pour le Sahel ; c’est la première fois que la Belgique investit dans un programme transfrontalier mettant spécifiquement l’accent sur le climat.

La région désertique du Sahel est particulièrement exposée au changement climatique qui engendre de graves conséquences sur le développement agricole local. Un nouveau recul lié à des sécheresses prolongées et à la désertification placerait encore davantage de pression sur la stabilité de la région et les perspectives de vie de ses habitant·es.

Dans le cadre du programme climatique pour le Sahel, l’Agence belge de développement Enabel a sélectionné huit jeunes originaires du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Sénégal pour participer à un débat, en collaboration avec la plateforme internationale We Are Tomorrow Global Partnership (WAT-GP), qui représente des organisations de onze pays. L’objectif de cet évènement est d’attirer l’attention sur les actions des jeunes du monde entier en faveur du climat et, à terme, de les impliquer davantage dans le processus décisionnel. Les jeunes veulent également profiter de cette rencontre en Égypte pour échanger leurs expériences et réfléchir à la manière dont ils et elles peuvent collaborer par-delà les frontières pour harmoniser et consolider leurs actions.

Les jeunes sont en effet lourdement impacté·es par le changement climatique. Leurs maisons, leurs revenus et leurs perspectives d’avenir sont menacés par le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes. Et pourtant, les jeunes ne sont que rarement impliqué·es dans la prise de décisions sur des questions qui les concernent. En conséquence, il est important de leur fournir une plateforme où exprimer leur vision de l’avenir et coopérer par-delà les frontières.

Le Ministre belge de la Coopération au développement Frank Vandenbroucke sera représenté au débat par son Conseiller climatique Alexander Verstraete, qui introduira le débat. Des jeunes provenant des quatre continents prendront ensuite la parole pour témoigner de la façon dont le changement climatique impacte leur existence et des actions qu’ils et elles s’efforcent de mettre en œuvre pour y remédier.

“Il est très important que ces jeunes aient une voix dans le débat sur le climat. Les décisions prises aujourd’hui détermineront leur avenir. Et leurs témoignages sont essentiels pour se faire une idée de ce qu’est le changement climatique. Je suis donc très heureux qu’avec le programme climatique pour le Sahel, nous rendions la région plus résistante aux chocs climatiques. En collaboration avec la population locale, nous contribuons à la construction de la ‘Grande Muraille Verte’, afin d’empêcher la désertification de la nature et des terres agricoles précieuses,” a déclaré le ministre Vandenbroucke.

Balkissa Daoura, originaire du Niger, a à son actif plusieurs diplômes en environnement obtenus au Sénégal et en Australie. Depuis plusieurs années déjà, elle est cheffe de projet des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), une organisation qui travaille avec des jeunes vulnérables sur la restauration des terres, le reboisement urbain, la pollution plastique et l’éducation au respect de l’environnement. « Cela fait dix ans que j’étudie et travaille dans le domaine du changement climatique, mais mes collègues et moi, nous nous sentons encore comme des pionnier·es, car il n’y a toujours pas assez de personnes investies pour la cause. Les jeunes, et ceux et celles vulnérables assurément, paient un lourd tribut aux conséquences du changement climatique. Il est important que nous fassions entendre notre voix lors de ce Sommet sur le climat, car les ressources naturelles sont limitées et notre avenir est en jeu », nous confie Balkissa.

Originaire du Sénégal et étudiant en physique et chimie, Yero Sarr est fondateur de la branche sénégalaise de Fridays for Future Senegal, un mouvement qui incite les jeunes à participer à des manifestations contre le changement climatique chaque vendredi. Selon Forbes Afrique, il fera partie des 30 jeunes Africain·es de moins de 30 ans les plus influent·es d’ici 2022. Yaro a un message clair à véhiculer : « Nous sommes ici au Sommet sur le climat pour raconter en ligne directe aux dirigeant·es du monde entier les effets du changement climatique sur notre environnement. Le réchauffement de la planète est une dure réalité qui réclame des actions transfrontalières. À mettre en œuvre maintenant, et pas demain. »

Le débat avec les jeunes à la COP27 se tiendra le mercredi 16 novembre 2022 de 8 h 30 à 10 h (CET) dans le pavillon du Benelux.

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