EVÉNEMENT CINÉ : « WHY WE FIGHT, À NAMUR, AU « CAMÉO », CE 30 MAI

Programmé en soirée événementielle, avec la présencedevant l’écrandes deux réalisateursce lundi 30 mai, à 20h, au « Caméo »à Namur, « Why We Fight ? » (Mirjam Devriendt & Alain Platel/Bel./ 2021/98′) est un documentaire singulier, qui aborde, par le prisme de la danse contemporaine, le thème de la  violence dans nos sociétés.

« Why We Fight ? » (Mirjam Devriendt & Alain Platel) © « Cassette for Timescapes »« Why We Fight ? » (Mirjam Devriendt & Alain Platel) © « Cassette for Timescapes »Synopsis : « Quand on est à court de mots, le corps prend le relais. Jusque là, les danseurs Bérengrère Bodin, Samir M’Kirech et TK Russell se retrouvent dans leur réponses à la question: pourquoi se bat-on ? À partir de leurs expériences personnelles, ils cherchent le pourquoi de la violence autour d’eux dans le monde, mais aussi la violence en eux-mêmes. Comment gérer la peur, la frustration et la déception dans le monde actuel, où beaucoup se sentent ignorés et incompris ? Est-ce réellement possible d’agir sans violence ? Ou est-ce que ce privilège est-il réservé aux créateurs de danse, de musique, de l’art, des mots ? »

« Why We Fight ? » (Mirjam Devriendt & Alain Platel) © « Cassette for Timescapes »Avec leur film « Why We Fight ? », Mirjam Devriendt et Alain Platel rendent hommage aux arts, et bien au-delà : à l’humanité, qui finit par balancer systématiquement entre la beauté spectaculaire et la cruauté indicible.

« Why We Fight ? » (Devriendt & Platel) © « Cassette for Timescapes »

Mirjam Devriendt – photographediplômée de la « Luca School of Arts », à Schaerbeekayant enseigné la photographie à l’ « Academy of Visual Arts »à Anderlecht, et à la « RHoK Academie »à  Etterbeek – a créé de nombreuses installations vidéo, pour des opéras et des expositions d’art, ayant collaboré avec le chorégraphe et danseur Vincent Dunoyer, ainsi qu’avec l’artiste plasticienne Berlinde De Bruyckere.

Mirjam Devriendt (réalisatrice de « Why We Fight ? ») © « Cassette for Timescapes »Mirjam Devriendt (réalisatrice de « Why We Fight ? ») © « Cassette for Timescapes »Alain Platel (°Gent/1959) est un chorégraphe et metteur en scène belgefondateur de la compagnie de danse contemporaine, de renommée internationale,« Ballets C de la B » (« Ballets Contemporains de la Belgique »).

Si, depuis 30 ans, il explore la création chorégraphique, cet autodidacte a également réalisé « Les Ballets De-ci De-là » (Bel.-Fra./2006/110′) et co-réalisé, avec Sophie Fiennes, « Ramallah ! Ramallah ! Ramallah ! » (2005/23′) et « VSPRS Show and Tell » (UK-Fra./2007/72′),

En outre, il est membre de  l’ « Académie des Arts de Berlin », depuis 2006, ayant été fait  « Commandeur des Arts et Lettres »à Paris, ainsi que « Docteur Honoris Causa », de l’ « Université d’Artois »à Arras, en 2012, et de l’ « UGent », en 2016.

Alain Platel © Photo : Chris Van der Burght Dans « Neugier und Leidenschaft » (« Curiosité et passion »), une publication, en 2000, du « Festival pour la 10è Scène européenne », à LeipzigAlain Platel écrivait : « La technique et le mouvement ne sont pas si importants mais si quelqu’un les a, il est possible de travailler ensemble sur un tout autre pied. Je m’intéresse à la tension qui se développe sur scène entre des gens plus ou moins doués en termes de technique. Cela dégage une énergie complètement différente. Différents âges et différentes générations sur scène, c’est aussi quelque chose qui me fascine énormément. Il est vrai que je suis toujours à la recherche de personnes qui, à première vue, semblent différentes les unes des autres. »

Théâtre : « Gardenia, 10 Ans après » (Alain Platel & Frank Van Laecke) © Photo : Luk MonsaertCette soirée événementielle des « Grignoux » est programmée en partenariat avec le « Théâtre Royal » de Namur, qui vient de présenter, ces samedi 28 et dimanche 29, de « Gardenia, 10 Ans après » (2010), spectacle mis en scène par Alain Platel et Frank Van Laecke, sur une musique de Steven Prengels, avec la participation de comédiens et danseurs du théâtre « NT Gent » et des « Ballets C de la B ».

Yves Calbert.