La programmation audacieuse de FrancoFaune 2021

Igor Pliner Photographe

Entre têtes d’affiche, pépites et propositions inédites 

FrancoFaune revient pour sa huitième édition. C’est peut-être un détail pour vous mais pour nous ça veut dire beaucoup. En ces temps de pain de mie, il en a fallu de la créativité et de l’énergie pour mettre sur pied cette nouvelle édition, après une édition 2020 qui a eu lieu contre vents et marées. Le programme 2021 sera riche par la multitude d’espèces en voie d’apparition et de cartes blanches inattendues.

Un festival à taille humaine, qui reste fidèle à sa raison d’être : la promotion de la biodiversité musicale. Avec près de 40 concerts dans 16 lieux bruxellois, FrancoFaune propose des coups de projecteurs sur la diversité, l’originalité et l’innovation de la scène francophone.

Une édition pensée en toute COVIDialité, avec de nombreux·ses partenaires uni·es dans le même effort : retrouver le chemin de la musique et des concerts, pour revivre ensemble des émotions artistiques.

Les temps forts 2021 
  • Camille ouvre le bal le 25 septembre : voix à part, voie à part, cela fait presque 20 ans que Camille n’en fait qu’à sa tête dans le monde impitoyable du show-business francophone. En complicité avec les Nuits Botanique, nous l’accueillons pour un moment de partage chanté en chœur avec le public, qui se fera chorale pour l’occasion. Oh Làlàlive !
  • Au rayon « cartes blanches », Les Innocents rendent visite à Bruxelles pour une « carte belge », à La Vénerie. Sur le principe du «patrimoine pop français cuisiné à la belge » déjà appliqué au répertoire d’Alain Chamfort l’an dernier, voici une relecture des pépites du catalogue des Innocents par Antoine Chance et Twin Toes. De nouveaux arrangements pensés en étroite collaboration avec le groupe, un concert unique fait de vraies rencontres !
  • Le Hip-hop est à l’honneur, avec l’échappée solo de Morgan, membre du 77, qui se dévoilera en partageant la scène du 210 avec son ami Vendou, de Montréal et la montante Boa Joo qui clôture l’affiche de cette soirée à l’Atelier 210. Langue rappeuse toujours avec Tessae, pour sa première venue en Belgique, du hip-hop 2.0 qui n’a peur de rien. Tessae sera au VK avec, en ouverture, ONHA, artiste accompagné par FrancoFaune, retenu notamment pour sa plume et sa voix unique. Plume reconnaissable, c’est aussi le cas de Jakbrol qui sera sur la scène de LaVallée.
De nombreuses pépites belges sont à l’affiche : retrouvailles avec des artistes confirmé.es comme Françoiz Breut et son merveilleux flux flou de la foulenotre Daniel Hélin national qui fêtera ses 50 ans, Greg Houben ou Bertier dont les nouveaux albums respectifs seront joués pour la première fois sur scène.

Place à une belle faune locale qui, on l’espère, deviendra espèce invasive ailleurs : la pop de Pierres et de CELENASOPHIA, la folk de Bérode ou Arnaud Héron, l’énergie punk de Krakenizer (accompagnés par le dispositif Parcours FrancoFaune). Au rayon des inclassables, bienvenue à Mathilde Fernandez et à Mc Cloud qui investiront les murs du BAMP à Schaerbeek, et à Antoine Loyer pour sa carte blanche au MIMA.

L’hexagone nous enverra de belles espèces musicales, notamment avec Tim Dup, concert co-produit avec les Nuits Botanique , les subtiles présences de Gisèle Pape et Adélys, les radicaux YN  et un spectacle inédit à Bruxelles qui ravira les fans de littérature aventurière : le Silence et l’Eau, librement inspiré du livre « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson.

La francophonie internationale sera représentée avec côté canadien Vendou, porte-drapeau d’un hip-pop québécois teintée de mélancolie et côté suisse la lumineuse Nour pour un moment d’intimité quasi acoustique.

Dans une diversité de lieux toute bruxelloise, le festival visitera des salles mythiques (le 140, le Botanique, le VK), des centres culturels parmi les plus dynamiques de la capitale (le Brass), des phares de la découverte comme l’Atelier 210, des petits lieux débordant de charme (le Jardin de ma Sœur), mais aussi un musée (le MIMA) et encore plein de surprises.

Au total, près de quarante concerts, un grand nombre d’espèces musicales en voie d’apparition, qui viennent une fois de plus prouver que le français peut groover, swinguer et rimer avec diversité.

Plus d’informations sur www.francofaune.be