La salle du Crossing s’adapte à sa localisation à Schaerbeek

La salle du Crossing s’adapte à sa localisation à Schaerbeek

La commune de Schaerbeek a décidé d’honorer deux sportives belges trop tôt disparues- la grimpeuse-alpiniste Chloé Graftiaux et l’athlète Marieke Vervoort – en leur dédiant un nouveau bâtiment qui propose au grand public une salle de sport et un espace polyvalent mais comporte également les locaux du service d’entretien du parc Josaphat tout proche. Les accès de plain-pied à tous les niveaux sont une des caractéristiques de cette salle, conçue par l’Atelier d’Architecture Daniel Delgoffe.

« Un des principaux enjeux a consisté à établir l’articulation entre le quartier résidentiel, le stade et le parc classé », explique d’emblée l’architecte Daniel Delgoffe, pour qui « le relief du parc est apparu comme une opportunité. » L’architecte et le maître d’ouvrage ont tout naturellement privilégié les accès de plain-pied, tant pour le niveau inférieur – comprenant les locaux du service d’entretien du parc Josaphat ainsi que la salle de sport tout entière dédiée au tennis de table – que pour le niveau principal, abritant un espace polyvalent sur une double hauteur, destiné à la gymnastique mais également à l’organisation de conférences, et une cafétéria. Quant aux espaces techniques et aux vestiaires, ils se situent au dernier niveau.

Fonctions distinctes et fluidité

Une entrée principale est située au niveau de la plaine de jeux et du terrain extérieur. Elle donne accès directement à l’ensemble des fonctions. Une deuxième zone située rue Renan permet d’accéder de façon directe et fonctionnelle aux locaux du personnel de gestion du parc ainsi qu’à la salle de tennis de table. Chaque fonction est accessible directement et de façon distincte. « Plutôt que de subir un niveau inférieur telle une cave, nous avons exploité ses caractéristiques pour y installer la salle de tennis de table, qui nécessite des parois opaques en partie inférieure. La cafétéria, isolée acoustiquement et qui offre une vue généreuse sur la salle de sport est localisée au niveau du parc. Un ‘balcon’ démultiplie le potentiel de perception de l’espace de jeux, grâce à un apport de lumière naturelle neutre et diffuse. »

La fluidité a été privilégiée « afin de favoriser des appropriations multiples, le système structurel confère une adaptabilité optimale qui contribue à un développement responsable. Nous avons recherché une identité architecturale à même d’accueillir la diversité des activités quotidienne tout en conservant une certaine intemporalité au profit de l’intégration urbaine et paysagère. »

Un bâtiment passif à la façade nervurée

Avec son aspect nervuré, la façade en béton architectonique a nécessité une grande attention lors de la conception et de la mise en œuvre. Selon Daniel Delgoffe, « son apparence est amenée à évoluer dans le temps pour s’ancrer encore davantage dans le parc. » Le bâtiment est totalement passif. Il comporte une toiture verte servant de tampon pour les eaux pluviales et accueillant des panneaux photovoltaïques. Une citerne d’eau de pluie de 20.000 litres alimente les sanitaires et un système de monitoring des consommations d’eau a été mis en place pour permettre un contrôle de l’installation technique à distance par les services communaux.

Source et illustration : ©Atelier d’Architecture Daniel Delgoffe.