La zone de police Nord somme le fédéral de prendre ses responsabilités dans le maintien de l’ordre dans et aux abords de la gare du Nord

La zone de police Nord somme le fédéral de prendre ses responsabilités dans le maintien de l’ordre dans et aux abords de la gare du Nord

Depuis plusieurs années, Schaerbeek, St-Josse, Evere et la Zone de police Nord interpellent les Ministres de l’Intérieur, de la Justice et de la Migration sur la situation au quartier Nord et plus précisément sur la sécurisation de la 1ère gare du pays et la problématique complexe des demandeurs d’asile et transmigrants en grand nombre dans et autour de la gare.

Le maintien de l’ordre public exige que les personnes qui posent problème soient enfin prises en charge car l’inaction et l’inopérance actuelle de la police fédérale et de l’Office des étrangers  entraînent non seulement une situation sur l’espace public extrêmement compliquée à gérer pour la zone de police et les services d’aide aux publics précarisés, un sentiment aigu d’insécurité pour les habitants, les navetteurs et les commerçants, mais aussi une souffrance humaine, encore décuplée en ce temps de crise sanitaire.

Aussi, les autorités administratives locales demandent inlassablement et très précisément :

  • 1° La présence de la police fédérale dans la Gare du Nord (la police des chemins de fer est absolument absente dans la gare) ; et
  • 2° la mise en place d’un Centre d’Accueil et d’Orientation pour le public concerné. Les récents événements tragiques de Calais rappellent, s’il le fallait encore, que la non gestion de cette problématique ne peut plus durer.

Fin septembre, suite aux demandes communales, une réunion s’est tenue en présence des différents cabinets. Cette réunion a renvoyé la question à une réunion « Médusa » qui regroupent les différents acteurs sur le terrain « pour arriver rapidement à des solutions efficaces ». Cette dernière réunion a bien eu lieu et l’ensemble des participants ont reconnu unanimement qu’il n’y aurait pas de solution sans « décision politique ».

Depuis lors, la situation n’a pas cessé de se dégrader et rien de concret n’a été entrepris pour y apporter une réponse sérieuse et structurelle. L’implication très forte de la Zone de police n’est pas tenable sur le long terme et se fait au détriment de ses autres missions essentielles.

Les Bourgmestres rappellent que la compétence dans ce dossier appartient entièrement à l’Etat fédéral. Ils le tiennent donc pour responsable de tout préjudice qui pourrait découler de cette situation délétère. Les autorités locales déclinent pour leur part toute responsabilité pour les préjudices qui pourraient être causés à un tiers.

Ils avertissent enfin qu’ils seront contraints de faire usage des pouvoirs de police dont ils disposent à titre complémentaire, et à la charge de l’Etat fédéral, si ce dernier demeure dans son attentisme. Ils pourraient par exemple interdire ou gérer certains accès à la Gare du Nord, si la sécurité ne peut plus être assurée. Ils se réservent également le droit de faire usage de leurs pouvoirs de réquisition de la police fédérale, si la nécessité s’en impose.