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L’AFSCA veille à la santé des roses que vous offrez à votre Valentin(e)

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C’est bientôt la Saint-Valentin et donc l’occasion pour beaucoup d’entre nous d’offrir un joli bouquet de roses. Mais saviez-vous que ces roses ont souvent parcouru un long chemin avant de garnir les vitrines de nos fleuristes ? En effet, nombre d’entre elles proviennent de pays tiers comme le Kenya et l’Ethiopie et transitent par nos aéroports belges, où l’AFSCA s’assure qu’elles sont saines. Ainsi, pas moins de 30.000 envois de roses sont contrôlés chaque année aux différents postes de contrôles frontaliers de l’AFSCA.

Un milliard et demi de roses contrôlées chaque année

L’AFSCA contrôle chaque année plus de 90.000 envois de plantes et produits végétaux. C’est important car cela empêche l’introduction de nouvelles maladies végétales et/ou de parasites.
En 2022, l’AFSCA a contrôlé pas moins de 27.160 envois de fleurs coupées, parmi lesquels 16.784 envois de roses. Ces 16.784 lots de roses contenaient près d’un milliard et demi de roses au total (1.489.753.179 roses), un chiffre pour le moins vertigineux ! Près de 90% de ces roses ont été contrôlées à Bierset, les 10% restant l’ont été pour l’essentiel à Zaventem et dans une très faible mesure à Ostende.

Lors d’un tel contrôle, les agents de l’AFSCA vérifient si les certificats phytosanitaires (il s’agit d’un certificat sanitaire pour les plantes et produits végétaux) sont valides et correctement remplis, et les fleurs elles-mêmes sont également examinées pour vérifier qu’aucun organisme nuisible n’est présent.

En 2022, 3 envois de roses ont été refusés car le certificat phytosanitaire était absent, incorrect ou incomplet. En 2021, ce sont 10 envois de roses qui ont été refusés. Dans 8 cas sur 10, c’est le certificat phytosanitaire qui posait problème mais dans 2 autres cas, un organisme nuisible avait pu être détecté lors de l’examen physique.

A cela s’ajoutent près de 13.500 envois de roses pour lesquels l’AFSCA ne contrôle que les certificats phytosanitaires ; les contrôles d’identité et physiques étant transférés vers un autre état membre. Ainsi, au total, près de 30.000 lots de roses sont contrôlés chaque année par l’AFSCA pour lutter le plus efficacement possible contre l’introduction de nouvelles maladies végétales et/ou de parasites.

L’AFSCA veille à la santé des plantes

Outre la surveillance de la sécurité de la chaîne alimentaire et de la santé des animaux, l’une des principales missions de l’AFSCA est également la surveillance de la santé des plantes.

Les menaces pour la santé des végétaux passent souvent inaperçues. Pourtant, une plante ou une fleur venant d’un pays lointain peut potentiellement être l’hôte d’organismes nuisibles tels que virus, bactéries, moisissures, insectes etc. Avec la mondialisation des échanges, le risque d’introduction de tels organismes a fortement augmenté. En raison du changement climatique, ces organismes peuvent survivre dans nos régions et causer des dommages importants à notre environnement (agriculture, sylviculture, etc.) et par conséquent à notre approvisionnement alimentaire, notre économie et notre qualité de vie. Il est donc préférable de prévenir l’introduction de ces parasites plutôt que de les guérir!

Des conditions strictes d’importation des végétaux sont fixées par l’Europe

L’Union européenne dispose d’une loi phytosanitaire harmonisée – Plant Health Law. La Belgique et les autres États membres de l’UE effectuent des contrôles sur les plantes importées aux points de contrôle frontaliers, mais aussi chez les producteurs, dans les entrepôts, les centres d’expédition, les espaces verts publics et les forêts.

Cette Plant Health Law prévoit que tous les végétaux importés en Europe (à savoir les fruits, les légumes, les fleurs…) soient accompagnés d’un certificat phytosanitaire en bonne et due forme. Ce certificat qui s’apparente à une sorte de carte d’identité, contient une série de données essentielles telles que : l’identification de l’exportateur et du destinataire, le pays d’origine des marchandises, le contenu détaillé de l’envoi, la quantité de marchandises et les éventuels traitements de lutte et/ou de désinfection qui ont déjà été effectués. Ce certificat est contrôlé lors de tout arrivage de végétaux.

Dans certains cas, le contrôle des envois se limite à une vérification des certificats phytosanitaires.
En effet, une fréquence de contrôle réduite peut être appliquée pour les envois provenant de certains pays, lorsqu’il a été démontré que le risque d’introduction d’organismes nuisibles est limité pour ces végétaux provenant de ces pays-là. L’UE veille néanmoins à ce qu’une fréquence minimale des contrôles soit bien respectée par tous les États membres.

Outre ces contrôles documentaires, des contrôles systématiques d’identité et des contrôles physiques aléatoires sont réalisés par les contrôleurs de l’AFSCA aux postes de contrôles frontaliers. Les plantes et les produits végétaux sont examinés, si nécessaire à la loupe ou au microscope, afin de détecter des symptômes suspects sur les feuilles ou la présence d’organismes indésirables.

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