Le CD&V demande une extension du droit de vote aux élections communales pour les étudiants kotteurs

Avec plus de 110.000 étudiants, répartis dans cinq universités et environ vingt-cinq hautes-écoles, la Région bruxelloise peut s’affubler du titre de plus grande ville étudiante du pays. Aux yeux de Bianca Debaets (CD&V), il serait dès lors logique que l’on renforce la participation de ces étudiants à la vie politique locale. Dans sa proposition de résolution, qui sera bientôt déposée, elle demande donc une extension du droit de vote aux élections communales pour les étudiants ‘kotteurs’. Son appel est également soutenu par le Ministre flamand de Bruxelles et de la Jeunesse, Benjamin Dalle, et par la Sénatrice Maud Vanwalleghem.

Actuellement, celles et ceux qui kotent dans une des 19 communes de la Région bruxelloise ne disposent pas du droit de vote aux élections communales de la localité où ils passent le plus clair de leur temps. En général, la plupart des étudiants restent domiciliés chez leurs parents. En outre, pour les nombreux étudiants étrangers, ce n’est jamais facile non plus d’avoir leur mot à dire dans la politique locale.

« Il faut tout de même noter qu’environ 40% de tous les étudiants vivent en kot », explique Bianca Debaets. « En Région bruxelloise, cela reviendrait donc à environ 44.000 étudiants. Il existe huit communes qui comptent elles-mêmes moins de 44.000 habitants, dont Evere, Berchem-Sainte-Agathe et Saint-Josse-ten-Noode. Il serait dès lors logique que nous donnions à ce grand groupe d’étudiants – qui souvent participent aussi à la vie associative locale – une voix dans la politique communale.

Le ministre flamand de Bruxelles et de la Jeunesse Benjamin Dalle, tout comme la sénatrice Maud Vanwalleghem, expriment également leur soutien au texte de leur collègue de parti. « On parle énormément des jeunes, mais en réalité beaucoup trop peu avec eux-mêmes », estime Benjamin Dalle. « En impliquant pleinement les étudiants dans la politique locale, nous leur donnons un signal important : leur voix compte et ce ne sont pas juste des passants dans notre capitale ! De cette façon, nous pouvons également les impliquer plus directement dans la politique locale qui a  un impact sur leur vie à Bruxelles. »

Concertation et droit de vote aux régionales pour les citoyens de l’UE

Le CD&V attire bien entendu l’attention sur la concertation nécessaire – avec le Fédéral et les deux autres Régions – en vue de cette extension du droit de vote aux communales. « Seule, la Région bruxelloise ne sera pas en mesure de mettre en œuvre ce principe », poursuit Bianca Debaets. « Des mécanismes d’exclusion devront être conçus pour que des étudiants ne puissent pas voter à deux endroits différents. Et une concertation avec les communes et les différentes communautés étudiantes sera également nécessaire. Je suis bien consciente que beaucoup d’eau devra encore couler sous les ponts avant que cette extension ne puisse devenir effective, mais nous sommes convaincus qu’il s’agira d’une étape importante franchie pour accroître le degré de participation des jeunes au sein de notre Région. »

Enfin, Bianca Debaets annonce également qu’elle continuera à travailler pour l’extension du droit de vote aux élections régionales pour les citoyens de l’Union Européenne : « Divers partis tentent régulièrement de faire appel aux expatriés pour faire entendre leur voix dans la politique locale. Dans cette logique, le CD&V estime que les citoyens de l’UE devraient se voir attribuer le droit de vote aux régionales. Ce point figure d’ailleurs explicitement dans l’accord de majorité, à la suite de l’approbation d’une résolution en ce sens à la fin de la législature précédente. J’interrogerai d’ailleurs le Gouvernement à ce sujet dans un avenir proche, pour savoir quelles étapes ont déjà été franchies dans ce processus. »

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