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Les premiers mots d’une nation

En 1781, durant la guerre d’Indépendance, Nathan Prius vend des petits billets dans l’armée de Washington dans lesquels il relate les nouvelles du front. George Ellis lui propose de publier ses articles dans son journal, mais rapidement il s’en attribue la paternité. Meurtri par cette trahison, Nathan Prius décide de lancer son propre journal, premières pages de ce qui deviendra bientôt un empire de la presse, traversant les décennies, témoin privilégié de toutes les époques.

Scénariste : Patrice ORDAS

Né le 22 juillet 1951 à Paris, Patrice Ordas se passionne tout d’abord pour la musique – il joue notamment du piano, de la flûte, et de la clarinette – avant de se donner corps et âme au dessin après son baccalauréat. Il entre aux Arts Déco de Paris en 1969, dont il sort diplômé quatre ans plus tard pour se lancer dans un doctorat portant sur la « docimologie expérimentale attachée aux arts plastiques ». En parallèle, il travaille comme dessinateur de presse et de BD pour Bayard, Fleurus, et même le magazine Playboy. Finalement, son directeur de thèse lui propose un poste d’enseignant à la Haute école de joaillerie de Paris. Par la suite, il en sera le directeur durant plus d’un quart de siècle. En parallèle, Patrice Ordas s’est imposé comme un spécialiste du roman historique. Il obtient d’ailleurs le prix Beauchamp dès son premier ouvrage, Les Griffes de l’Hermine, paru en 1986. Mais c’est la rencontre avec Patrick Cothias, au début des années 2000, qui va marquer un tournant décisif dans sa carrière d’homme de lettres. Ensemble, ils publient plusieurs romans, dont Monsieur Nemo et l’éternité, aux éditions Passavent, mais aussi L’Ambulance 13 ou encore L’Œil des dobermans, chez Grand Angle ; deux œuvres qui seront très vite adaptées en bande dessinée. Au total, Patrice Ordas publie une quarantaine d’albums de bande dessinée, dont Le Fils de l’officier, La Rafale, Nous, Anastasia R., Hindenburg, S.O.S Lusitania, La Vénitienne, Les Naufragés du métropolitain, ou encore La Nuit de l’Empereur. Avant Le Journal, son dernier album en date était L’École buissonnière, paru à titre posthume en 2021.

Dessinateur : Philippe TARRAL

Originaire de Mont-Saint-Martin, en Lorraine, Philippe Tarral est né le 28 août 1962. Un baccalauréat en économie en poche, il intègre les Beaux-Arts de Grenoble. Après son service militaire, il passe également deux ans en faculté d’histoire de l’art. Philippe Tarral fait ses débuts en tant qu’auteur de bande dessinée dans le fanzine Bulles dingues. Il fait ensuite la rencontre de Frank Giroud, avec qui il publie Le Crépuscule des braves, évocation des derniers jours de la chevalerie parue en 1991 aux éditions Le Lombard. Dans la foulée, Henri Filippini, l’éditeur de la collection Vécu, lui propose de succéder au dessinateur Michel Rouge sur la série Les Héros cavaliers, aux côtés du scénariste Patrick Cothias. Après quatre albums, Philippe Tarral décide finalement d’arrêter temporairement le dessin, pour se consacrer à l’infographie. Il travaille alors à la rédaction nationale de France 3. En 2006, après dix ans de pause, il reprend ses crayons et publie Casse Pierre, avec Jacques-René Martin, chez Glénat. Après une nouvelle interruption, il est à l’origine du Courrier de Casablanca, un récit d’aviation en deux parties scénarisé par Pascal Davoz. Il enchaîne avec l’album consacré à Pierre Messmer dans la collection « Les Compagnons de la Libération », chez Grand Angle. Féru d’histoire, il participe également à l’album Orléans, paru aux éditions Petit à petit. Chez Bamboo, il met en images l’ultime série signée Patrice Ordas, Le Journal, qui retrace les destins parallèles d’une nation et d’un puissant organe de presse.

Editions Grand Angle

Nombre de pages : 56 pages

ISBN : 978 2 8189 7950 1

Prix : 14,90€