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Le réseau routier wallon saturé

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La densité du trafic routier a retrouvé son niveau d’avant crise, même si les experts constatent que le télétravail a toutefois modifié les conditions de circulation. Le retour des bouchons est donc le quotidien des automobilistes, surtout en Wallonie où le réseau routier a atteint un niveau de saturation.

C’est une évidence : le trafic a retrouvé son niveau d’avant crise, et ce en dépit du passage au télétravail structurel pour de nombreuses entreprises. Avec une densité retrouvée, les experts du contrôle du trafic constatent que les axes virent souvent au rouge, car il ne faut pas grand-chose pour qu’un embouteillage se forme et que les usagers se retrouvent coincés.

Selon le centre Perex (l’organisme qui surveille le trafic dans toute la Wallonie) interrogé par Sud Presse, le réseau routier wallon est quasiment saturé et dès qu’il y a un pépin, comme un chantier ou un accident, des embouteillages de plusieurs kilomètres se forment en quelques minutes seulement, ce qui est quasiment systématique aux heures de points. Et cela concerne toutes les agglomérations, même les plus petites, comme Tournai, Namur ou Waterloo. Selon le centre Perex, les villes plus touchées restent Mons, Charleroi et Liège, notamment parce que ces villes accueillent aussi du trafic de transit.

Les incivilités à pointer du doigt

Cette saturation du trafic entraine aussi de nombreuses incivilités. Comme lorsqu’un conducteur prend une sortie puis remonte directement sur l’autoroute pour gagner quelques centaines de mètres. En réalité, ce comportement renforce l’embouteillage en cours, car il oblige les autres usagers à laisser ces personnes s’insérer, ce qui ne fait qu’amplifier le phénomène.

Bien évidemment, les multiples chantiers sont aussi une source importante de perturbation. Et c’est pour cette raison que ceux-ci sont de plus en plus réalisés de nuit. Légalement, une circulaire existe déjà pour interdire certains chantiers en journée à certains endroits précis, mais sa portée est probablement aujourd’hui trop limitée pour enrayer l’augmentation des problèmes sur la route.

La circulation a changé

Il faut noter que l’on constate aussi plusieurs changements structurels dans le trafic d’après crise. Car aujourd’hui, il faut bien évidemment compter avec la généralisation du télétravail, ce qui ne va pas forcément dans le sens d’un allègement du trafic. En effet, nombreux sont les travailleurs qui commencent à travailler chez eux en suivant par exemple une réunion Teams. Ce n’est qu’ensuite qu’ils prennent la route, ce qui entraine en réalité un étalement du trafic en matinée tout comme en soirée et donc une extension des heures de pointe.

Ces nouvelles habitudes entrainent donc des heures de pointe qui sont plus longues et sont observables bien après 9h00 et 19h00. Contrairement aux idées reçues, le télétravail n’a pas amélioré la situation. Il l’a modifié, tout simplement.

source:gocar.be

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