Les effets secondaires du vaccin Pfizer/BioNTech

La Food and Drug Administration (FDA), l’agence américaine du médicament, a repéré les effets indésirables récurrents chez les 20.000 premières personnes vaccinées.

Les principaux effets secondaires observés consistent “en des maux de tête, des frissons, de la fatigue, des courbatures voire de la fièvre”, précise France info. La FDA relève également l’exemple de quatre personnes victimes d’une “paralysie des muscles du visage”. Selon l’agence, cette très faible proportion, sur un total de 20.000 personnes, n’est toutefois pas “significative”. Elle en a donc conclu que le vaccin Pfizer/BioNTech ne posait “pas de problème de sécurité majeur”.

Calcul de bénéfice-risque

Les effets à plus long terme, notamment sur la fertilité, ne seront évidemment pas connus avant plusieurs mois, voire des années. La FDA estime malgré tout que le “bénéfice de ce vaccin pour les personnes âgées ou fragiles est plus grand que le risque” auquel elles s’exposent “à moyen ou long terme”. C’est ce qu’on appelle un calcul de bénéfice-risque, commente France info.

Risque accru pour les allergiques

Ce mercredi, les autorités sanitaires britanniques ont déconseillé d’inoculer le vaccin de Pfizer/BioNTech aux personnes victimes par le passé de “graves réactions allergiques” consécutives à l’absorption de médicaments ou d’aliments incompatibles (fruits à coque, par exemple) avec l’organisme et auxquelles on recommande généralement d’avoir toujours à portée de main un injecteur d’adrénaline.

Stephen Powis, directeur médical de NHS England, cite le cas de deux patients “qui ont mal réagi”. “Les deux se remettent bien”, a-t-il toutefois précisé.

Le CEO de Pfizer tente de rassurer

Albert Bourla, CEO de Pfizer, a assuré que la sûreté du produit n’avait en aucun cas été sacrifiée à la vitesse de sa mise sur le marché. “Nous n’avons pas rogné” sur la sûreté, a-t-il ainsi déclaré au cours d’une table ronde virtuelle à Genève organisée par la Fédération internationale des groupes pharmaceutiques (IFPMA). “Ce vaccin a été testé avec des spécifications encore plus rigoureuses parce que nous sommes observés à la loupe”.

Méfiance de la population

M. Bourla admet comprendre la méfiance de la population en raison, notamment, de la vitesse à laquelle les vaccins ont été développés. “Il y a toujours des gens qui ont des doutes par rapport aux vaccins (…) Ils ne savent pas qui croire et que croire, parce que le débat s’est tenu au niveau politique plutôt que scientifique”, a-t-il regretté.

“Maillon faible” de la société?

Il adresse un message à ceux qui hésitent à franchir le pas et les appelle à “réfléchir à deux fois”: “La décision de se faire vacciner ou pas ne concerne pas seulement votre santé. Elle concerne aussi la santé des autres et très probablement celle de personnes qui vous sont chères (…) Si vous ne vous vaccinez pas, vous devenez le maillon faible qui va permettre au virus de se répliquer”, a-t-il prévenu.