Les femmes à l’honneur sur le réseau de la STIB

A l’occasion de la journée internationale du droit des femmes, ce lundi 8 mars, 10 stations de métro de la STIB ont été symboliquement rebaptisées. Une manière de rendre hommage aux femmes historiquement peu présentes dans l’espace public à Bruxelles. Indépendamment de cette action ponctuelle, les femmes vont être davantage représentées sur le réseau de la STIB dans les mois et années à venir. En 2021, 2022 et 2023, 17 arrêts en surface supplémentaires porteront des noms de femmes célèbres.  

 

SIMONe(IS) Veil, Rosa PARKs,  (AL)Malala Yousafzai, Lucia DEBROUCKERE, autant de femmes qui ont fait avancer l’histoire.  La STIB leur rend hommage dans 10 stations de métro à l’occasion du 8 mars, journée internationale du droit des femmes. Comme lors de la coupe du monde, la STIB joue avec le nom de ses stations de métro.

Dix femmes, dix stations

Grace à un QR code, les voyageurs pourront retrouver la biographie des femmes choisies pour cette action sur le blog Stibstories.

  • Simonis -> Simone Veil : magistrate et femme d’Etat, première femme présidente du parlement européen et icône de la lutte pour le droit des femmes.
  • Beaulieu -> Simone de Beauvoir : philosophe féministe.
  • De Brouckère -> Lucia de Brouckère : chimiste et professeur d’université belge.
  • Etangs Noirs (Zwarte Vijvers) -> Heidi Van de Vijver : championne cycliste belge.
  • Alma -> Malala Yousafzai : militante pakistanaise prix Nobel de la paix.
  • Tomberg -> Greta Thunberg : figure emblématique de la lutte contre le réchauffement climatique.
  • Clémenceau -> Clémence Royer : philosophe féministe et scientifique, qui a notamment milité pour l’instruction des femmes.
  • Schuman -> Clara Schuman : une des rares femmes pianiste et compositrice célèbre au 19e siècle.
  • Parc -> Rosa Parks : militante pour les droits civiques qui a refusé de céder sa place dans un autobus.
  • Saint-Guidon -> Sainte-Gudule : patronne de Bruxelles, amie des plus démunis fêtée le 8 janvier.

 

Nouveaux arrêts et changements de noms

La STIB ne s’arrête pas à ce clin d’œil. Au cours de l’année 2021 sept de ses arrêts seront baptisés ou rebaptisés avec des noms de femmes. Une manière pour la  STIB de contribuer à une meilleure représentation des femmes dans l’espace public à Bruxelles. En 2022 et 2023, 5 arrêts supplémentaires par an porteront des noms de femmes.

 

Les 7 arrêts féminisés en 2021

Le 19 avril, une nouvelle ligne fera son apparition sur le réseau dans le cadre de la mise en service du Plan Directeur Bus de la STIB.

La nouvelle ligne 74 reliera Erasme à Uccle Calevoet. Son terminus à Erasme sera baptisé Clémence Everard, du nom de la première femme diplômée de médecine, chirurgie et obstétrique en Belgique. La ligne 74 passera également par l’arrêt Marie Curie, un arrêt qui existe déjà sur la ligne 810 de De Lijn.

Le 19 avril également, l’arrêt Parc qui dessert les lignes de bus 63, 65 et 66 sera rebaptisé Rosa Parks du nom de la militante pour les droits civiques dont le refus de céder sa place à un homme blanc dans un bus a conduit à l’abolition des lois ségrégationnistes aux Etats-Unis.

Le 1er septembre, la nouvelle ligne de bus 52 créée dans le cadre du plan bus reliera la Gare centrale à Forest National. Un de ses arrêts, situé rue de la Madeleine dans le centre-ville, sera baptisé Madeleine.

4 arrêts existants seront également rebaptisés le 1er septembre

L’arrêt Demunter, desservi par les lignes de bus 13 et 88, deviendra l’arrêt Audrey Hepburn, en hommage à la célèbre actrice, ambassadrice de l’Unicef, qui est née en Région bruxelloise.

L’arrêt Ypres, desservi par le tram 51, sera rebaptisé Marguerite Durasfemme de lettresdramaturgescénariste et réalisatrice française, dont un square porte déjà le nom à Bruxelles.

L’arrêt Stallaert, desservi par le bus 60, sera renommé Marie Depage, infirmière belge connue. Une rue située à Uccle porte déjà son nom.

L’arrêt Outre-pont, desservi par les trams 62 et 63, sera rebaptisé Marie-Christine, du nom de l’archiduchesse de Hasbourg. Elle a également donné son nom à une artère commerçante située à Laeken.

Le choix des noms d’arrêts

La STIB privilégie des noms d’arrêts liés à l’environnement où ils sont situés, aux points de repères proches (noms de rues ou artères importantes, de squares, de quartiers, d’écoles, d’institutions etc.)  et cela, afin que les voyageurs puissent s’y retrouver facilement. Ces critères ont également inspirés les nouveaux noms et changements de noms d’arrêts aujourd’hui, de même que des associations d’idées telles que celle retenue pour l’arrêt Rosa Parks.

Féminiser progressivement le réseau

« Ces nouveaux noms et changements de noms d’arrêt sont une étape vers la féminisation progressive de l’espace public à Bruxelles. Une évolution dans laquelle STIB est désireuse de s’inscrire. C’est pourquoi, lors de chaque création de ligne ou changement de nom d’arrêt, nous examinons la possibilité de choisir un nom de femme. De même, au sein de notre personnel, nous sommes attentifs à intégrer de plus en plus de femmes année après année. Leur visibilité au volant de nos véhicules notamment est un plaidoyer contre les idées reçues. Merci à elles pour leur rôle d’ambassadrice au quotidien. », souligne Brieuc de Meeûs.

” Il y a tellement de femmes qui méritent de la visibilité dans l’espace public de notre Région. Cette année 7 arrêts de la STIB vont recevoir un nouveau nom féminin, et à l’avenir, ce sera 5 femmes de plus chaque année. C’est fantastique que la STIB soit aussi pionnière dans la création d’une ville plus inclusive par et pour les Bruxelloises et les Bruxellois “, se réjouit la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt.

Nawal Ben Hamou, secrétaire d’Etat à l’Egalité des chances : « Je me réjouis de ces actions positives menées par la STIB et de sa volonté de conjuguer la mobilité bruxelloise au féminin. La féminisation progressive de ses arrêts contribue à valoriser le parcours de femmes qui ont marqué, de près ou de loin, notre histoire, notre culture, le sport ou le militantisme féministe. Des rôles modèles pour toutes les femmes et jeunes filles qui fréquentent au quotidien le réseau de la STIB. »

https://youtu.be/fA3iTgh8_EE


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