Les pistes cyclables deviennent larges de deux mètres

L’utilisation plus intensive des pistes cyclables a incité le gouvernement à réviser leurs spécifications. Dorénavant, les pistes cyclables auront une largeur de deux mètres pour permettre à tous les usagers de la route à deux roues de circuler de manière plus fluide et plus sûre. Mais y a-t-il assez de place pour cela ?

Aujourd’hui, nous utilisons beaucoup plus le vélo qu’il y a quelques années. En 2013, un belge sur huit se rendait au travail sur deux roues, et ce chiffre est depuis passé à un sur six. Par ailleurs, l’éventail de la mobilité dite douce s’est également beaucoup élargi, avec, outre les vélos classiques, les vélos électriques, les scooters, les vélos cargos et autres monoroues qui se déplacent souvent plus vite et prennent plus de place.

Il était donc grand temps d’adapter l’infrastructure en conséquence. Jusqu’à présent, la norme était qu’une piste cyclable devait avoir une largeur de 1,5 mètre, qui a maintenant été portée à 2 mètres pour la circulation à sens unique. En outre, les règles prévoient également plus d’espace d’attente aux feux de circulation et des virages plus larges pour rendre la circulation plus fluide et plus sûre. Ce sont les nouvelles lignes directrices pour les pistes cyclables en Flandre, mais d’autres régions suivront probablement bientôt.

Exceptions possibles

Veuillez noter qu’il s’agit d’un règlement qui n’est pas contraignant. Ainsi, si à certains endroits, l’espace est tout simplement insuffisant pour aménager une piste cyclable de deux mètres de large des deux côtés de la route, ainsi qu’une zone tampon, il est toujours possible de faire autrement. « C’est possible avec une interprétation ou une déviation motivée, mais nous comptons sur les conseils communaux, les bureaux d’études et les entrepreneurs pour prendre ces directives au sérieux », a expliqué la ministre flamande des Travaux publics Lydia Peeters (Open VLD).

En même temps, certaines exceptions sont prévues. Par exemple, sur des routes de campagne tranquilles dans une zone 50 où moins de 3 500 voitures passent chaque jour. Dans ce cas, les voitures peuvent toujours partager la route avec les cyclistes. Dans d’autres cas, des choix devront être faits, principalement en faveur des cyclistes et des autres formes de mobilité douce. C’est le cas de la Rue de la Loi à Bruxelles, où une bande a été sacrifiée pour créer une large piste cyclable. Ou encore la Turnhoutsebaan à Anvers, une voie d’accès très fréquentée qui a été transformée en rue cyclable, après que l’alternative consistant à utiliser les rues parallèles tranquilles ait été rejetée.

Ce qui est certain, c’est que la voiture sera un peu plus évincée de l’environnement urbain par ces nouvelles interventions, tandis que les habitants se voient offrir peu d’alternatives autres que le vélo, car les transports publics dans notre pays ne sont toujours pas exemplaires en termes de couverture ou de ponctualité.

Source:gocar.be