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Dans certains pays, les banques ne sont plus disposées à accorder des prêts pour l’achat d’une nouvelle voiture à moteur à combustion. La Bank Australia, par exemple, n’accorde désormais que des réponses favorables pour les voitures électriques. Une étrange stratégie qui met immédiatement le consommateur devant le fait accompli…

Notre liberté individuelle est de plus en plus limitée sous le couvert des objectifs climatiques fixés par les gouvernements. Comme nous le savons, à partir de 2026, les voitures de société dans notre pays ne pourront bénéficier d’une déduction fiscale que si elles sont électriques, et à partir de 2035, vous ne pourrez acheter des voitures 100% électriques que dans l’Union européenne.

Accélérer la transition électrique

Mais l’ingérence des gouvernements et des autres institutions ne s’arrête pas là. Le secteur financier, lui aussi, limitera bientôt les choix des consommateurs. Par exemple, la Bank Australia vient d’annoncer qu’elle n’accordera plus de prêts pour l’achat d’une nouvelle voiture équipée d’un moteur à combustion à essence ou diesel. L’objectif est d’accélérer la transition vers les voitures électriques, rapporte Fox Business.

La Bank Australia a récemment fixé à 2035 la date limite pour opérer en tant qu’entreprise neutre en carbone. Et avec cela vient une politique de prêt modifiée. « Nous pensons que nous devons également prendre nos responsabilités dans ce domaine et veiller à ce que, par le biais de nos politiques de prêt, nous protégions nos clients contre des émissions de carbone plus importantes et des coûts de transport plus élevés dans un avenir proche, a déclaré Sasha Courville, directrice de l’impact de la Bank Australia.

C’est pourquoi, à partir de 2025, nous n’accorderons plus de prêts pour l’achat de nouvelles voitures à moteur à combustion essence ou diesel. Ce faisant, nous voulons aider les clients à passer au transport électrique, afin qu’ils puissent à leur tour contribuer à un meilleur climat sur notre planète. »

Néanmoins, la Bank Australia reste sur ses positions et les prêts pour les voitures thermiques d’occasion continueront d’être accordés pour le moment « jusqu’à ce que le marché de l’électrique soit devenu suffisamment large et accessible à tous ». Une attitude étrange, mais qui tient compte de la réalité. Parce qu’une transition rapide vers le tout électrique dans notre société ne se fera pas aussi facilement que prévu, prendra plus de temps et coûtera surtout beaucoup d’argent.

Encore (trop) cher

Les voitures électriques dotées d’une bonne autonomie coûtent actuellement au moins 50 000 euros et sont principalement enregistrées comme voitures de société, tout simplement parce qu’elles sont encore trop chères pour le conducteur privé moyen. Le véhicule électrique le moins cher du marché, la Dacia Spring, coûte tout de même 20 000 euros et n’a qu’une autonomie de 230 km (WLTP), mais son utilité est très limitée.

Une alternative plus économique, comme la Dacia Sandero 1.0 essence, coûte à peine la moitié du prix (10 990 euros), mais deviendra également inaccessible pour de nombreuses personnes si les banques ne sont plus disposées à leur accorder un prêt pour une nouvelle voiture.

Il y a de fortes chances que la tendance lancée par la Bank Australia se poursuive ailleurs dans un avenir proche et que les consommateurs belges soient bientôt contraints d’acheter une voiture électrique … ou de se déplacer à pied. A suivre.

Source: gocar.be