Les trafics portuaires bruxellois du premier semestre touchés par la crise sanitaire

Les trafics voie d’eau du Port de Bruxelles pour le premier semestre 2020 ont été, comme attendu, marqués par la crise sanitaire mondiale liée à la pandémie du COVID-19. Un impact accentué par les mesures de confinement prises au premier semestre en Belgique, qui ont sévèrement touché l’ensemble des secteurs économiques, même si le port de Bruxelles, comme l’ensemble des ports et voies d’eau belges, est resté ouvert et pleinement opérationnel pendant toute la durée de la crise.

Ainsi le trafic propre recule de 13% pour les six premiers mois de l’année 2020 (2019 était cependant une année record pour l’activité portuaire bruxelloise), accusant une perte de 351 000 tonnes, pour atteindre 2,4 millions de tonnes. Le trafic global connaît une baisse moins importante (-4%) grâce à la bonne performance du trafic de transit (+31%). Une performance du trafic de transit qui est à relativiser à cause des piètres résultats de l’année 2019, qui avait été particulièrement marquée par les basses eaux sur certaines voies d’eau européennes.

Des perspectives encourageantes

Même si l’évolution sur les six premiers mois de l’année est négative, le trafic propre récent laisse penser que la reprise est bel et bien engagée. Ainsi, après des mois de mars, d’avril et de mai particulièrement touchés par les mesures sanitaires, le mois de juin a quant à lui connu une progression spectaculaire par rapport au mois de juin de l’année précédente, avec une augmentation de 11% par rapport à l’année 2019.

Un port au rôle crucial pour la ville

L’ensemble des secteurs présents au port de Bruxelles a connu un recul au premier semestre 2020 à l’exception des denrées alimentaires et des produits agricoles. La bonne santé des deux secteurs les moins touchés par les mesures de confinement (les commerces alimentaires n’ont connu aucune fermeture imposée) constitue une preuve supplémentaire que le port de Bruxelles est bien au service de l’approvisionnement de la ville et joue à ce titre un rôle crucial pour permettre cet approvisionnement tout en diminuant l’impact environnemental associé à la logistique. En effet, le transport par voie d’eau est LE mode de transport le plus respectueux de l’environnement.


A l’issue de la présentation des chiffres du premier semestre au conseil d’administration, le président du Port de Bruxelles, Yassine Akki, a déclaré : « Dès la décision prise d’imposer un confinement généralisé, le Port de Bruxelles a pris des mesures en faveur de ses clients afin de les aider à surmonter cette crise. Comme nous pouvons le constater, c’est la quasi-totalité des secteurs d’activité présents au Port qui a été touchée par le recul de l’activité économique causée par le COVID-19. Cependant, je me réjouis que le Port n’ait à ce stade pas connu de cessation d’activité et que la reprise de l’activité économique semble avoir été amorcée au mois de juin. Nous restons plus que jamais déterminés à faire du transport fluvial à Bruxelles l’alternative en matière de transport, en faveur d’un transport durable, plus respectueux de l’environnement. »

Le Port de Bruxelles, société régionale, gère 14 kilomètres de voie d’eau et 6 kilomètres de quais utiles en région bruxelloise. Le domaine portuaire bruxellois représente 107 hectares de superficie utile, où sont installées près deux cents entreprises. En 2019, ce sont 6,6 millions de tonnes qui ont été transportées par la voie d’eau, soit l’équivalent de près de 618 000 camions.