L’extension prévue de l’Athénée des Pagodes répond aux besoins de la population

 

La Ville de Bruxelles envisage de construire une extension de l’Athénée des Pagodes. C’est le Bureau d’architecte, ALTER, qui a été désigné pour son approche novatrice et cohérente avec l’environnement.

C’est dans le cadre du plan d’investissements ambitieux du Département de l’Instruction publique que la construction a été programmée afin de poursuivre l’augmentation de la capacité d’accueil des écoles de la Ville. Une véritable bouffée d’oxygène pour le nord de la capitale qui connait chaque année d’importantes listes d‘attente lors des inscriptions.

Cette extension de près de 4000m2 (salles de classes, salle de sport et abords du site) permettra d’augmenter la population scolaire de 540 élèves à l’Athénée des Pagodes pour atteindre une population totale de 1250 élèves. Elle sera construite sur le site actuel de l’Athénée Karel Buls (de l’enseignement flamand) qui sera quant à lui relocalisé dans un nouveau bâtiment au sein du complexe néerlandophone de l’avenue du Mutsaard actuellement en construction.

En tant que pouvoir organisateur, la Ville de Bruxelles s’est toujours engagée à offrir un enseignement de qualité qui dispense à tous les jeunes les savoirs et compétences nécessaires à leur avenir. Un enseignement de qualité nécessite notamment des infrastructures adaptées et accueillantes qui permettent aux élèves d’apprendre et au personnel de travailler dans des conditions respectueuses et optimales.

En effet, « Répondre aux besoins de la population, c’est aussi permettre à chaque élève de trouver une place dans une école de qualité proche de son domicile. Notre premier objectif c’est l’accessibilité. », insiste Faouzia HARICHE, Echevine de l’Instruction publique

L’école sera complétement intégrée dans le tissu du quartier. La salle omnisport et le réfectoire occupés durant les heures scolaires par l’école seront disponibles pour les habitants et les associations du quartier en dehors des périodes de cours. Un bel exemple d’optimisation de l’utilisation des locaux scolaires.

Tout est pensé dans l’optique du développement durable : le chantier est prévu pour être « propre » et particulièrement économe en eau, une attention particulière est portée aux déchets, le choix portant sur les matériaux et les structures ont été fait en regard de l’impact carbone, une part des matériaux récupérés lors de la démolition seront recyclés et/ou transformés, la récupération des eaux de pluie et l’utilisation de panneaux solaires sont également prévues.

La circulation des personnes et la gestion des espaces au sol ont également été au centre des préoccupations du bureau d’architecte. Comme pour toutes les nouvelles constructions de la Ville, le site sera aussi 100% accessible aux PMR. Le projet favorise la mobilité douce grâce à une bonne connexion avec les trottoirs et les pistes cyclables bordant le site et propose d’augmenter le nombre d’emplacement de vélos à une centaine ainsi que l’implantation de bornes de rechargement pour les vélos électriques.

« Nous voulions un projet visant avant tout la qualité de vie des élèves et le respect de l’environnement. Le projet proposé est tout à fait innovant, notamment au niveau des matériaux, mais il permet aussi de pérenniser ce patrimoine : les structures existantes seront gardées et améliorées » nous explique Lydia Mutyebele, Echevine en charge du Patrimoine Public. Montant des travaux : 9.682.843 € et une perspective pour le début des travaux vers la fin de 2023.