L’HEURE DU SPRINT

La puissance se décline sous plusieurs facettes. Une variante a été à l’honneur sur les deux premières étapes, avec des victoire remportées par Julian Alaphilippe et Mathieu van der Poel, autant dire ce qui se fait de mieux quand il s’agit d’affronter des terrains difficiles sans être extrêmement montagneux, et de sortir au meilleur moment un attaque imparable qui cloue sur place ses adversaires. Il est hautement probable qu’un autre type de costauds s’expriment sur la ligne droite de 1400 mètres menant à l’arrivée de Pontivy, au terme de cette étape morbihannaise de 182,9 km partie de Lorient. Warren Barguil sera fier de prendre le départ à domicile, mais ne devrait pas exister dans le final, réservé sauf surprise aux sprinteurs qui attendent d’entrer en action depuis Brest. Certes, Sonny Colbrelli a été aperçu comme valeureux attaquant dans le final de Mûr-de-Bretagne. Le champion d’Italie avait certainement conscience qu’il se trouverait moins à son aise dans le final totalement plat où les sprinteurs sont attendus. Arnaud Démare, le plus victorieux d’entre eux cette année avec huit succès, fait partie des protagonistes les plus en vue. Caleb Ewan, vainqueur de 5 étapes sur les deux dernières éditions, sera à coup sûr l’un de ses adversaires les plus redoutables. Mais qu’en est-il de Mark Cavendish, l’homme aux 30 victoires, qui dispose du train de la Deceuninck-Quick Step et qui a fait sensation grâce à ses victoires sur le Tour de Belgique et sur le tour de Turquie ? Il sera pourquoi pas en mesure de faire évoluer son compteur, mais peut-être pas davantage que Christophe Laporte, Cess Bol, Brian Coquard ou Jasper Stuyven, qui courent toujours après leur premier bouquet sur le Tour. A eux de prouver qu’ils le méritent au pied du château des ducs de Rohan.