L’Hippodrome de Boitsfort s’offre un nouvel avenir

 

 

Sur proposition du Ministre-Président Rudi Vervoort et du Ministre de l’Environnement Alain Maron, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a approuvé, ce jeudi, la révision du projet pour le site de l’ancien Hippodrome de Boitsfort. La répartition des rôles a également été revue : Bruxelles Environnement reprend la gestion des espaces verts et le développement de l’éducation à la nature. La Société d’Aménagement Urbain, qui coordonne le développement global, va quant à elle poursuivre la restauration des bâtiments historiques.

 

Cette décision permettra le redéploiement du projet de rénovation, l’activation, la gestion et l’exploitation du site conformément aux objectifs du Plan Région de Développement Durable (PRDD), du Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS) et du Schéma de Structure de la Forêt de Soignes, dans le respect des réglementations urbanistiques.

 

Rudi Vervoort et Alain Maron soulignent que « cette décision permet au site de l’Hippodrome de jouer son rôle de porte d’entrée de la forêt de Soignes et de vivre, en tenant compte des remarques exprimées par les riverains, le milieu associatif et les communes. Nous nous réjouissons de l’équilibre global du projet revu, ainsi que du rôle accru des institutions publiques, garantes notamment de la préservation du milieu naturel du site. Nous saluons aussi le travail mené en concertation avec toutes les parties prenantes pour aboutir à ce résultat. L’intérêt général et l’utilité publique du développement de l’ancien Hippodrome de Boitsfort au bénéfice de l’ensemble des Bruxellois.es ont été définitivement confirmés ces derniers mois, pendant la phase de confinement liée à la pandémie de covid-19. De nombreux citoyens ne disposant pas d’un grand logement ou d’un jardin y ont en effet trouvé l’espace nécessaire pour s’aérer, se détendre, faire de l’exercice, se promener, etc. Un espace indispensable en cette période particulière mais également vital à leur bien-être en temps normal. Le site sera dès lors développé pour répondre à ce besoin d’ espace vert accessible à tous. »

 

Concrètement :

  • la Région maintient ses objectifs initiaux : revaloriser le patrimoine historique ; contribuer à préserver la biodiversité de la forêt en créant un ‘sas’ entre la ville et la forêt ; offrir aux familles un espace vert et une expérience de visite combinant les aspects récréatifs, éducatifs et culturels ; encourager la mobilité douce (à pied, en vélo, en transport en commun) ;
  • Bruxelles Environnement est chargé du développement, de la gestion et de l’exploitation de la plaine de jeux régionale, de la Maison de la forêt, de la piste aménagée en parc linéaire, de la lisière forestière, de la prairie de détente et des actions pédagogiques de sensibilisation à la nature et la forêt. Dans un second temps, un belvédère serait construit ;
  • la Société d’Aménagement Urbain (SAU), emphytéote chargée du développement de l’ensemble du site par la Région, poursuivra la restauration des bâtiments patrimoniaux, réalisera les travaux d’impétrants (eau, gaz, électricité) et réaménagera le parking. La Région ayant réaffirmé sa volonté de permettre au site de jouer pleinement son rôle de porte d’entrée de la forêt de Soignes, ce parking redimensionné revêt un caractère d’intérêt général et d’utilité publique ;
  • le concessionnaire privé Drohme, qui a déjà adapté plusieurs fois son projet depuis 2014 reste chargé du développement, de la gestion, de l’animation et de l’exploitation du parcours des cimes, du golf, du mini-golf et du Village des paris (en ce compris la brasserie du Pesage), ainsi que de la gestion et de l’exploitation du parking principal.

 

Avec cette nouvelle gouvernance, le rôle des pouvoirs publics dans le redéploiement de l’ancien hippodrome est renforcé. En effet, la SAU reste emphytéote des quelque 32 hectares du site et elle demeure responsable de la coordination globale de son développement, tandis que son exploitation sera désormais partagée à parts quasiment égales entre Bruxelles Environnement (15,9 hectares) et le concessionnaire privé Drohme (16,4 hectares).

 

Gilles DELFORGE, le directeur de la SAU, se réjouit que « les décisions du gouvernement régional, l’implication de Bruxelles Environnement et la renégociation de la convention avec le concessionnaire privé Drohme permettent de maintenir le cap général du projet qui avait été fixé par la Région et qui a été suivi depuis le début par la SAU. Ceci tout en prenant en compte tous les éléments qui l’ont fait évoluer au fil du temps ces dernières années. La SAU va à présent pouvoir poursuivre sereinement la phase suivante de la restauration du patrimoine bâti historique du site, dont elle avait achevé la première phase en 2016. » 

 

Michel Culot, Président du conseil d’administration de Drohme : « Ce redéploiement correspond à nos yeux à l’intérêt du citoyen et des usagers du parc, ainsi qu’au renforcement des infrastructures de loisirs des portes de la forêt de la Région Bruxelles Capitale et ce, à l’avantage du plus grand nombre. Nous nous félicitons que le projet initial puisse être pérennisé à travers un accord équilibré. Ces investissements cumulés et ces nouvelles synergies permettront d’offrir à toutes les familles bruxelloises le plaisir d’un espace de détente idéal. »