L’Université de Liège est partie prenante dans le lancement du plus grand télescope spatial jamais mis en orbite

L’Université de Liège est partie prenante dans le lancement du plus grand télescope spatial jamais mis en orbite

Le James Webb Space Telescope (JWST), prochain grand observatoire des sciences spatiales après Hubble, fruit d’un partenariat entre la Nasa, l’ESA et l’Agence Spatiale Canadienne, et conçu pour répondre à des questions essentielles sur l’Univers et pour faire des découvertes révolutionnaires dans tous les domaines de l’astronomie, sera lancé, en principe,  le 24 décembre depuis la base de Kourou en Guyane française, a annoncé l’Université de Liège par communiqué de presse. Il embarquera avec deux instruments qui ont été testés et/ou en partie développés au Centre Spatial de Liège, avec d’autres partenaires industriels belges. Une nouvelle qui démontre une nouvelle fois à quel point les compétences du centre spatial liégeois sont reconnues à travers le monde.

« Dans un premier cycle d’observations concernant les exoplanètes, le système Trappist-1 découvert par Michaël Gillon, retiendra l’attention de nombreuses équipes scientifiques dans le monde, en ce compris bien sûr celle du Prix Francqui 2021 et de son équipe à l’ULiège. Une des questions ultimes de l’étude des exoplanètes est de déterminer la présence de vie ailleurs dans l’Univers, et, avec le projet PORTAL, l’astrobiologiste Emmanuelle Javaux s’intéresse aux biosignatures, sur Terre ou dans des conditions exoplanétaires », explique l’université.

« Avec la puissance du JWST, les astrophysiciens, comme Dominique Sluse à l’ULiège, espèrent apporter des réponses à deux grands mystères : la vitesse d’expansion de l’Univers (la constante de Hubble-Lemaître) et la nature de cette matière sombre qui peuple 80% de notre Univers ! Quant à Olivier Absil, il tournera son regard vers les disques circumstellaires qui fournissent le ‘combustible’ lors de la formation des étoiles avant de jouer ensuite un rôle, encore méconnu, sur les formations planétaires : le JWST devrait ainsi permettre d’affiner les théories sur la genèse des planètes, et notamment des exoplanètes géantes ».