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Matt Miazga : « Je m’imprègne comme une éponge des conseils de Kompany »



 

« Je n’aime pas parler de moi en tant que joueur de foot, ni de mes qualités. Parce que je peux toujours m’améliorer. Je suis ici pour apprendre. » Ces mots de Matt Miazga sont sans équivoque : l’Américain entend franchir une nouvelle étape dans sa carrière au RSCA.

Dans cette volonté de progresser, il pense avoir rejoint la bonne équipe. « Anderlecht est un club de tradition, mais surtout il met en place un encadrement adéquat avec des personnes qui ont aidé beaucoup de joueurs à se développer professionnellement et personnellement. C’est précisément pour cela que j’ai voulu venir ici. J’essaie d’apprendre le plus possible, surtout de Vincent Kompany. De sa vision du football bien sûr, mais j’ai aussi l’avantage qu’il a joué à ma place. »

Nous tentons quand même de pousser le défenseur américain à dévoiler quelques secrets, mais il reste vague : « Nous travaillons beaucoup le jeu de position, par exemple, mais aussi les réactions par rapport à l’adversaire direct », explique l’intéressé qui poursuit non sans sourire : « Des choses telles que comment prendre mentalement ou physiquement l’ascendant sur l’attaquant… Mais ne comptez pas sur moi pour tout dévoiler. »

L’impulsion de Sacha Kljestan

Même s’il veut encore apprendre, le défenseur central n’est pas pour autant un débutant. Au sein de la MLS, il s’est mesuré à des gars comme David Villa. A Chelsea, il partageait le vestiaire avec Eden Hazard. Mais quand on lui demande quel est son plus grand adversaire, d’autres noms lui viennent à l’esprit. « Il est difficile d’en choisir un, chaque joueur a ses qualités. Mais Firmino, Mbappé et Neymar sortent du lot, à mon avis. D’autant que j’ai joué contre eux avec l’équipe nationale. Cela leur donne une dimension supplémentaire. »

Sujet suivant : les États-Unis. Comment peut-on décider de jouer au football dans un pays qui ne vit que pour le basket-ball, le football américain et le base-ball ? Il faut manifestement aller puiser dans les racines de Miazga. « Mes parents sont originaires de Pologne. Le football y est le sport national. Mon père m’a encouragé à jouer au football depuis ma plus tendre enfance. »

C’est aussi chez l’Oncle Sam qu’il est allé chercher l’impulsion qui l’a amené à Anderlecht. Au New York Red Bulls, il a côtoyé un certain Sacha Kljestan, le premier Américain à avoir débarqué à Bruxelles : « Il ne tarissait pas d’éloges pour Anderlecht. Il m’a dit que c’était un excellent club. Il m’a raconté combien il a pu grandir en tant que joueur ici. Lorsqu’Anderlecht m’a contacté des années plus tard, je n’ai pas hésité. Je suis sûr que je peux franchir une nouvelle étape dans ma carrière ici. »