#Natagora a l’ambition d’assurer le retour de la #rainette #verte en #Wallonie

#Natagora a l’ambition d’assurer le retour de la #rainette #verte en #Wallonie

Après plusieurs années de préparation et l’obtention de toutes les autorisations légales requises, le pôle Raînne de Natagora lance, avec le soutien actif de nombreux partenaires, un ambitieux programme de réintroduction de la rainette verte en Wallonie.

 

La rainette verte est un petit amphibien qui était autrefois répandu dans la plupart des régions de Wallonie. Elle a disparu du sud du pays il y a une trentaine d’années à la suite d’un long déclin. Aujourd’hui, les causes de sa disparition en Wallonie ont été clairement identifiées. En collaboration avec d’autres acteurs, Natagora travaille aujourd’hui à sa réintroduction sur quatre sites de nature restaurée particulièrement favorables : trois en Famenne et un en Gaume.

Mi-avril, grâce au soutien des autorités flamandes et avec l’aide de l’association Natuurpunt, des pontes de rainettes ont été collectées dans plusieurs populations florissantes des provinces du Limbourg et d’Anvers. Bénévoles wallons et flamands ont uni leur force durant plusieurs nuits pour les rassembler en quantité suffisante.

 

« Ces pontes ont été mises en élevage chez nos partenaires « Le domaine des Grottes de Han’ et ‘Pairi Daiza Foundation’ ainsi que chez plusieurs volontaires de Natagora » explique Charles Carels du pôle Raînne de Natagora. « Cet élevage est destiné à assurer aux têtards un taux de survie nettement plus important que s’ils avaient été directement relâchés dans la nature. »

Après avoir été testées pour s’assurer qu’elles ne sont pas porteuses de pathogènes, les jeunes rainettes seront bientôt libérées dans les sites sélectionnés de Famenne et de Gaume avec l’espoir qu’elles y fassent souche.

« Ce projet se veut bien plus ambitieux que la simple réintroduction d’une espèce disparue. Nous espérons que le retour de cet amphibien renforcera à grande échelle les initiatives de protection des milieux tant aquatiques que terrestres que la rainette affectionne particulièrement. Ce qui serait tout bénéfice pour une multitude de plantes et animaux peut-être moins spectaculaires mais tout aussi essentiels pour la biodiversité », ajoute Charles Carels.

 

La réalisation de ce projet est rendue possible grâce à la collaboration d’acteurs des services publics, du secteur associatif et du secteur privé. L’opération sera renouvelée en 2023 et 2024 et, si le succès est au rendez-vous, ce programme sera étendu à d’autres sites wallons.

– Photos : ©Aurélie Robise