Pas d’épidémie de #grippe dans notre pays

Le virus de la grippe circule actuellement très faiblement en Belgique. Les consultations chez les médecins généralistes pour des syndromes grippaux sont actuellement principalement dues au COVID-19 et à de simples rhumes. Le virus influenza qui cause la grippe n’a été retrouvé que très sporadiquement au cours des dernières semaines.

C’est la conclusion de Sciensano sur la base des informations qu’il reçoit chaque semaine du réseau des médecins vigies, laboratoires vigies et hôpitaux vigies. Ceux-ci signalent entre autres le nombre de consultations pour syndromes grippaux ou influenza-like-illness (fièvre et toux ou difficultés respiratoires) ainsi que le nombre de tests grippaux positifs.

La grippe en Belgique

La semaine dernière, 143/100.000 personnes ayant des syndromes grippaux ont consulté leur médecin, mais d’un point de vue clinique, il n’est pas possible de distinguer les symptômes de la grippe de ceux du COVID-19. C’est pour cette raison que cet hiver encore, nous ne pouvons pas utiliser ce critère comme un baromètre de la présence de la grippe dans notre pays. Nous devons donc nous baser sur des tests réalisés en laboratoire sur des échantillons prélevés chez des patients présentant des syndromes grippaux.

Cet automne, le virus de la grippe n’a été rencontré que sporadiquement. Dans les échantillons des laboratoires vigies, 20 étaient positifs au virus influenza ; dans ceux des médecins généralistes, il s’agissait d’un seul échantillon et les hôpitaux vigies n’en n’ont trouvé aucun.

En raison de ces quelques virus grippaux détectés, nous parlons depuis 2 semaines d’une ‘propagation sporadique’ dans notre pays. Nous voyons toutefois que la grippe est actuellement largement répandue en Europe du Nord et de l’Est, et dans une certaine mesure aussi dans quelques régions de France. Nous devons donc rester vigilants et nous préparer à l’éventualité que nous pourrions nous aussi être confrontés dans quelques semaines à une activité grippale accrue ou à une épidémie de grippe.

influenza map Europe week 49 2021

Aurons-nous cet hiver une épidémie de grippe plus grave ?

Il est difficile de prévoir si nous aurons une épidémie de grippe plus grave cet hiver. D’une part, il existe des mesures plus sévères en raison de la situation du COVID-19 (p. ex. distance physique et masques buccaux). D’autre part, nous n’avons pas eu d’épidémie de grippe l’hiver dernier. Cela signifie que la population est éventuellement plus susceptible d’attraper le virus de la grippe maintenant. Il n’est donc pas exclu que nous soyons confrontés à une vague de grippe sérieuse cet hiver. Un vaccin contre la grippe permet de relancer cette protection d’une manière simple. C’est pourquoi nous conseillons vivement aux personnes à risque de se faire vacciner.

Pour pouvoir détecter rapidement une augmentation de l’activité grippale, Sciensano a déjà renforcé les systèmes de surveillance de la grippe: les médecins généralistes du réseau prélèvent plus fréquemment des échantillons pour les faire analyser quant à la présence du virus de la grippe, et certains hôpitaux du réseau vigie pour les infections respiratoires sévères et aigües ont commencé plus tôt que d’habitude à surveiller la grippe. Ils le feront jusqu’à la fin de l’hiver.

Nous comprenons que les soignants qui participent à la surveillance de la grippe dans la situation actuelle du COVID doivent travailler dans des circonstances très difficiles. Sciensano souhaite par conséquent souligner que nous leur sommes particulièrement reconnaissants pour les efforts consentis.

Plus d’infos?

 

Les groupes à risque, tels que définis par le Conseil supérieur de la santé (Avis n° 9625 sur la grippe saisonnière 2021-22(link is external)) sont:

Les personnes présentant un risque de complications :

  • toute personne à partir de 65 ans.
  • Tous les patients à partir de l’âge de six mois qui souffrent d’une affection chronique sous-jacente des poumons (y compris les formes graves d’asthme), du coeur (à l’exception de l’hypertension), du foie, des reins, d’affections du métabolisme (y compris le diabète), ayant un BMI supérieur à 35, souffrant d’affections neuromusculaires ou de troubles immunitaires.
  • Les personnes séjournant dans une institution.
  • Toutes les femmes enceintes, quel que soit le stade de la grossesse.
  • Les enfants entre six mois et dix-huit ans qui subissent une thérapie de longue durée à base d’aspirine.

Les personnes actives dans le secteur des soins.

Les personnes vivant sous le même toit que des patients à risque du premier groupe et des enfants de moins de six mois.