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Rallongement du congé de Toussaint : pas question que les parents en fassent les frais !



Hier, nous avons appris que les vacances d’automne seront désormais aussi prolongées jusqu’au 11 novembre inclus en Flandre. Cette mesure avait déjà été prise pour les élèves en Wallonie et à Bruxelles. Une mesure présentée comme étant nécessaire pour lutter contre la propagation du coronavirus et également offrir une bulle d’oxygène au secteur de l’enseignement.

Le ministre flamand de l’Enseignement affirme que cet effort permettra aux écoles d’ouvrir ensuite jusqu’au congé de Noël.

En tant qu’organisation syndicale, nous savons que les derniers mois ont été particulièrement intenses et épuisants pour tous les travailleurs. De prime abord, cette décision d’allonger le congé d’automne pour leur permettre de souffler et de freiner l’épidémie peut sembler louable. Nous craignons toutefois qu’il s’agisse d’un emplâtre sur une jambe de bois, une solution très partielle qui consiste à résoudre un problème en en créant un autre dans les faits. Deux jours. Mais deux jours lourds de conséquences pour des centaines de milliers de parents qui, pendant ces journées, travaillent. Pour rappel, tous les travailleurs n’ont pas accès au télétravail (non-marchand, commerce…).

Cette décision a déjà été prise la semaine passée pour les élèves à Bruxelles et en Wallonie. Le plus grand flou règne malgré tout quant aux réelles possibilités de garde pour les parents qui se retrouvent au pied du mur. Les travailleurs restant à la maison avec leurs enfants pendant ces deux jours ont droit à des allocations de chômage. Ils peuvent, s’ils le souhaitent, invoquer le « congé de quarantaine ». Une bonne solution en théorie mais qui, en pratique, provoquera de très nombreuses absences dans les secteurs essentiels, de sorte que la charge de travail ne cessera de s’accentuer. Le Kern du Gouvernement flamand se concerte demain (27/10) pour voir si des mesures peuvent être prises par ex. pour les travailleurs des soins.

Pour le SETCa, il est urgent que les différents ministres concernés prennent des mesures coordonnées (collectives ou individuelles) permettant de solutionner les problèmes de garde d’enfants durant cette période. Et ceci, bien évidemment, sans engendrer de perte de salaire pour ces travailleurs.