Faites partagés avec vos amis sur les réseaux

Entre le 17 et le 27 mars, 13 882 personnes ont participé à la 10e enquête de santé COVID-19. Cette enquête permet à Sciensano de mesurer l’impact de la pandémie de coronavirus sur la population. Cette 10e édition a également mis en lumière certains sujets qui préoccupent actuellement la population et les conséquences financières de la crise. Cette dernière enquête a été lancée 10 jours après le passage du baromètre Corona en code jaune.

Impact de la crise du coronavirus sur la vie quotidienne
La proportion de personnes de 18 ans et plus subissant un impact négatif de la crise dans différents domaines de la vie diminue avec l’assouplissement des mesures préventives. Néanmoins, elle reste, en mars 2022, légèrement supérieure à celle d’octobre 2021. Cela peut s’expliquer par le fait que l’abolition des mesures préventives venait seulement d’être introduite. En mars 2022, la crise a eu un impact négatifs sur les voyages ou les vacances (65%), la vie sociale (63%) et les loisirs (56%).

Santé sociale
Les chiffres concernant l’insatisfaction vis-à-vis des contacts sociaux et le sentiment de solitude ont évolué positivement par rapport à la neuvième enquête de santé COVID-19. En mars 2022, 24% des individus ont indiqué être insatisfaits de leurs contacts sociaux, alors qu’en décembre 2021, ils étaient encore 51%. Le pourcentage de personnes ayant indiqué souffrir d’un sentiment de grande solitude est passé de 28% en décembre 2021 à 21% en mars 2022.

Santé mentale
L’indice de « satisfaction de vie » affiche une amélioration considérable en mars 2022 par rapport à fin 2021. Ainsi, la proportion des personnes (très) satisfaites est passée de 66% à 83% en mars 2022. Les personnes vivant seules (avec ou sans enfants) se déclarent plus souvent insatisfaites de leur vie (26%) que les personnes vivant en couple (avec ou sans enfants) (11 à 13%).
On constate également une baisse de la prévalence des troubles anxieux et dépressifs, passant respectivement de 24% et 21% en décembre 2021, à 19% et 16% en mars 2022. S’il s’agit bien là d’un progrès, nous sommes encore loin des chiffres pré-pandémiques (11% et 9,5% en 2018).

Les sujets de préoccupations
Le COVID-19 n’est plus le seul sujet qui préoccupe la population. Les participants à l’enquête ont indiqué être (très) préoccupés par les prix des services publics (68%), la guerre en Ukraine (60%) et le changement climatique (43%).

Ainsi, près de 30% des répondants ont indiqué avoir déjà rencontré des difficultés à couvrir leurs dépenses. Au cours des 3 derniers mois, parmi les participants de 18 ans et plus :

1 personne sur 10 déclare avoir des arriérés de paiement
15% ont dit craindre que leurs vivres ne s’épuisent avant leur prochaine rentrée d’argent
7% rapportent avoir effectivement manqué de nourriture, en raison de ressources financières insuffisantes
15% n’ont pas eu les moyens de s’offrir une alimentation saine et équilibrée.
Ces trois derniers chiffres ont considérablement augmenté par rapport à juin 2020 (respectivement 10%, 5% et 10%). La situation financière s’avère plus difficile pour les personnes isolées avec des enfants. Ils sont donc clairement un groupe à haut risque.