Résultats de la 8e enquête de santé COVID

Publié le :
Mardi, 23 novembre 2021

Entre le 5 et le 18 octobre 2021, 17 347 personnes ont participé à la 8e enquête de santé COVID-19. Par cette enquête, Sciensano essaie de connaître les conséquences de l’épidémie de COVID-19. Dans cette édition, nous avons entre autres posé des questions sur la vaccination, l’impact de la crise sur différents domaines de la vie, la santé sociale et la santé mentale. Remarque importante: cette 8e enquête a été organisée juste avant la récente recrudescence de l’épidémie (la ‘quatrième vague’).

Vaccination

Au moment de l’enquête, 1 adulte sur 5 n’était pas vacciné. Il s’agit principalement de personnes qui ne souhaitent pas se faire vacciner (65% des non-vaccinés) ou de personnes qui hésitent à se faire vacciner (29%). La raison la plus souvent invoquée pour ne pas se faire vacciner est le doute concernant les éventuels effets secondaires du vaccin. Six Belges sur dix indiquent également que notre pays doit faire don de vaccins aux pays en développement le plus rapidement possible.

Impact sur notre vie quotidienne

La crise et les mesures visant à endiguer la propagation du coronavirus ont un impact important sur notre vie de tous les jours. Les résultats indiquent une diminution de la proportion de personnes rapportant un impact négatif de la crise sur les différents domaines de la vie, excepté pour le revenu. Néanmoins, la crise continue d’affecter les opportunités de voyages et de vacances ainsi que la vie sociale de la population. Même si ce pourcentage a clairement diminué par rapport aux enquêtes précédentes, 45% des adultes indiquent encore que la crise du COVID-19 a un impact évident sur leurs perspectives d’avenir.

Santé sociale et mentale

Comparativement aux enquêtes précédentes, les participants à cette 8e enquête de santé ont signalé une amélioration tangible dans leur vie sur le plan des contacts sociaux et du bien-être. Ils avaient également moins souvent des problèmes de santé mentale comme le stress et la dépression. A ce propos, nous voudrions toutefois faire remarquer qu’au moment de l’enquête, la situation épidémique était meilleure et les mesures moins sévères par rapport à l’hiver précédent et par rapport à la situation actuelle. Le pourcentage de personnes connaissant des problèmes de santé mentale est toutefois toujours plus élevé qu’en 2018, avant la crise du COVID-19. Comme nous l’avons constaté dans chacune des enquêtes précédentes, les jeunes adultes et les femmes sont les plus vulnérables sur le plan psychologique. Quelques chiffres à titre d’illustration :

  • 19% des adultes sont insatisfaits de leurs contacts sociaux. C’est une amélioration remarquable par rapport aux résultats des enquêtes précédentes, mais ce pourcentage est toujours plus élevé que lors de la période pré-COVID.
  • Par rapport à décembre 2020, le pourcentage de personnes insatisfaites de leur vie a baissé considérablement, de 32% à 14% en octobre 2021. Les jeunes entre 18 et 29 ans ont plus tendance à considérer leur vie comme insatisfaisante (19%), mais on observe une tendance à la baisse dans ce groupe également.
  • En octobre 2021, 15% des adultes étaient confrontés à une dépression et 16% à un trouble anxieux.  Ces pourcentages sont moins élevés qu’en décembre 2020 (20% de dépressions et 23% de troubles anxieux), et sont comparables aux résultats de l’enquête précédente datant de juin 2021.

Vous trouverez plus d’informations dans le rapport consacré à la 8enquête de santé COVID-19