Seuls les métiers de contact vont rouvrir, aucune autre mesure d’assouplissement décidée

Le Comité de concertation n’a donc pris aucune décision sur des éventuels assouplissements, à l’exception de la réouverture déjà décidée des métiers de contacts au-delà des coiffeurs, à partir du lundi 1er mars. Une nouvelle réunion est dès lors attendue la semaine prochaine. La présentation des experts à propos de la situation sanitaire a douché les espoirs de nouveaux assouplissements dès la semaine prochaine. En revanche, le couvre-feu en Wallonie est réduit et s’étirera de minuit à 5h00 du matin dès le 1er mars.

La douche froide, glaciale même. Contre toute attente, le Comité de concertation a douché les espoirs d’un éventuel assouplissement des mesures. En cause, les chiffres des hospitalisations qui sont repartis de plus belle ces derniers jours. De manière exponentielle, craignent les autorités qui ont donc préféré jouer la carte de la prudence.

“La situation de la pandémie reste délicate dans notre pays. Nous étions sur une sorte de plateau élevé, mais quand même un plateau. Aujourd’hui, nous voyons une hausse des chiffres, surtout en ce qui concerne les nouvelles hospitalisations. Cela nous oblige donc à la prudence”, a annoncé le Premier ministre Alexander De Croo en guise d’introduction.  “En pleine tempête, il ne faut pas décoller. Les chiffres incertains ne nous permettent pas d’assouplir les mesures en vigueur. Ce serait insensé et irresponsable”, a expliqué le libéral.

Le Comité de la consternation

Dès lors, le gouvernement fédéral et les entités fédérées ont décidé… de ne rien décider ce vendredi, si ce n’est de prendre une pause d’une semaine pour évaluer la situation. Un nouveau Comité de concertation est donc prévu vendredi prochain. Il pourrait même arriver plus tôt dans la semaine en fonction de l’évolution de la situation, a ajouté le Premier en réponse à une question d’un journaliste.

“Nous faisons cela pour éviter de prendre une décision qui mettrait à mal ce qui a été réalisé ces derniers mois. Nous sommes face à une grosse incertitude par rapport aux chiffres. Ce n’est pas le moment de prendre une décision”, a ajouté le Premier ministre.

Un choix difficile, mais qui se justifie par la crainte, bien réelle, d’une troisième vague dans notre pays, alors que le variant britannique représente désormais plus de la moitié des nouvelles contaminations au coronavirus. “Je reste convaincu que nous pourrons assouplir. Mais il faut patienter. Il faut que la clarté se fasse. En espérant que cela sera plus clair dans quelques jours”, a confié Alexander De Croo.

Vaccination en Belgique