Faites partagés avec vos amis sur les réseaux

Tout connaître du décret de la réforme Paysage pour les #études #supérieures

La réforme du Décret Paysage –  qui organise la structure des études supérieures au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles – entrera en vigueur à la rentrée 2022. Tour d’horizon de ses trois grands principes.

1 –  Permettre aux étudiants d’acquérir, dès le début de leurs parcours, des bases pédagogiques solides et identifier d’éventuelles difficultés afin d’y remédier

La priorité pour les étudiants doit être d’acquérir les 60 crédits de Bac 1.

Voici les différents cas de figure dans lesquels les étudiants pourraient se trouver à l’issue de leur première année d’études :

– 60 crédits acquis : l’étudiant réussit son bloc 1 et poursuit en bloc 2 ;

Entre 55 et 59 crédits acquis, il pourra, sur accord du jury, constituer un programme de maximum 65 crédits l’année suivante et poursuit en bloc 2 ;

– De 45 à 59 crédits réussis : l’étudiant pourra anticiper des crédits de la poursuite d’études mais il reste inscrit en bloc 1. Il doit inscrire à son programme annuel les crédits non acquis du bloc 1, et pourra y ajouter des crédits de la poursuite d’études pour lesquels il a les prérequis, pour atteindre un programme de maximum 60 crédits au total.

– De 30 à 44 crédits acquis : l’étudiant reste inscrit en bloc 1. Il doit inscrire à son programme annuel les crédits non acquis du bloc 1 moyennant accord du jury, il pourra y ajouter des crédits de la poursuite d’études pour lesquels il a les prérequis, sans que son programme ne dépasse 60 crédits :

– Moins de 30 crédits acquis: l’étudiant doit inscrire à son programme annuel les crédits non acquis du bloc 1. Il doit compléter son programme par des activités d’aide à la réussite ;

– L’étudiant qui n’a pas acquis de crédit doit se réorienter.

Enfin, le passage de bachelier en master est mieux balisé, seuls les étudiants qui ont un solde de maximum 15 crédits de bachelier à acquérir pourront anticiper des crédits de master pour lesquels ils disposent des prérequis. Ils demeurent inscrits en bachelier, et leur programme ne peut pas excéder un total de 60 crédits. L’objectif est d’encourager les étudiants à décrocher en priorité leur diplôme de bachelier avant d’entamer des crédits de master.

2 –  Rendre les conditions de finançabilité plus lisibles

Pour le bachelier, l’étudiant dispose de 5 années pour obtenir son diplôme de bachelier (6 s’il se réoriente) et de 4 années maximum pour atteindre 120 crédits.

Outre ces principes de base des balises intermédiaires existent :

– L’étudiant dispose de 2 années maximum pour réussir les 60 crédits du bloc 1

– Le jury pourra décider de permettre à un étudiant de s’inscrire une troisième fois dans la même filière s’il réussit 60 crédits et au moins 50 crédits du bloc 1 au terme de ces deux années. Mais les crédits de bloc 1 restants devront impérativement être réussis au terme de sa troisième inscription.

– Le jury pourra décider de permettre à un étudiant qui aurait réussi moins de 30 crédits lors de sa première inscription mais au moins 50 crédits au terme de sa deuxième inscription de s’inscrire une troisième fois dans la même filière. Les crédits de Bloc 1 restants devront impérativement être réussis au terme de sa troisième inscription.

Pour le master, l’étudiant dispose de 2 ans pour réussir 60 crédits, de 4 ans pour réussir 120 crédits, et de maximum 6 ans pour réussir 180 crédits.

Enfin, le Gouvernement a prévu  un dispositif supplémentaire permettant aux étudiants de recouvrer leur finançabilité perdue. Ainsi, tout étudiant en situation de non-finançabilité pourrait être considéré comme à nouveau finançable pour autant qu’il réussisse l’entièreté des crédits composant son programme annuel – qui devra être composé d’un minimum de 45 crédits.

3 –  Renforcer les moyens dédiés aux aides à la réussite pour les étudiants en difficulté afin de les accompagner vers la réussite et la diplomation. 

Le budget annuel dédié aux aides à la réussite passera de 83 millions d’euros à 89 millions d’euros.

Par ailleurs, les établissements devront, avant le début de chaque année académique, établir un plan stratégique d’aide à la réussite listant les activités de remédiation qu’ils mettent en place, et les moyens financiers qui y seront alloués.

Une attention particulière sera portée aux étudiants qui éprouvent des difficultés à réussir les 60 premiers crédits de leur Bachelier.