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Transformer la #prison de Forest en #musée, c’est l’idée de la Ligue des Droits Humains

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Transformer la #prison de Forest en #musée, c’est l’idée de la Ligue des Droits Humains

Il y a un an, une dizaine de citoyen·nes dont Jean-Marc Mahy et Luk Vervaet, des avocat·es et universitaires, lancent avec la Ligue des droits humains et la section belge de l’Observatoire International des Prisons, le projet de transformer la prison de Forest en Musée pédagogique. L’objectif est de disposer du lieu pour qu’il devienne un outil pédagogique et un espace de réflexion sur l’enfermement et le système pénal. Un an plus tard, le projet est sur les rails : soutenu par de nombreux centres universitaires et associations, une ASBL « 9m² » vient d’être constituée ; outre les volets politique, historique et patrimonial, les volets pédagogique et artistique sont en développement. Il faut désormais faire de l’intérêt marqué par le monde politique jusqu’ici un réel engagement.

Le transfèrement des détenues de la prison de Berkendael vers la prison de Haren est acquis. Suivra ensuite celui des détenus de la prison de Forest. La prison de Forest va se vider et nous voulons en récupérer les clefs pour y commencer une occupation temporaire. Sur les quatre ailes que compte Forest, nous voulons en conserver deux, outre la tour centrale et le bâtiment d’entrée classé, pour installer dans l’une, un Musée pédagogique et dans l’autre, un centre d’exposition, de recherche et de documentation. Le Musée permettrait aussi de sensibiliser citoyen·nes et travailleur·euses sociaux·ales aux réalités de la prison et de l’enfermement. Ce lieu serait également un espace de rencontres pour les chercheur·euses et académiques qui étudient le système pénal sous toutes ses coutures, mais aussi un lieu de débat citoyen sur ces questions.

Des marques d’intérêt, un soutien fort

Au cours de ces derniers mois, nous avons multiplié les contacts politiques à tous les niveaux de pouvoir (fédéral, régional, communautaire et communal), nous avons également rencontré la Régie des bâtiments et l’administration pénitentiaire. Toutes et tous ont exprimé au minimum de l’intérêt au maximum un franc soutien. Nous attendons que ce soutien se transforme en action concrète. Parallèlement à ces contacts politiques, une centaine d’associations défendent également ce projet de musée pédagogique, ainsi qu’une vingtaine de centres de recherche universitaire et d’archives, et des hautes écoles, du Nord comme du Sud du pays.

L’ASBL 9m²

En moins d’un an, ce projet de musée a considérablement avancé. Ce 19 octobre marque la constitution de l’ASBL « 9m² » (9 m² est la taille d’une cellule). Les objectifs poursuivis par l’association sont de proposer des animations ou visites guidées à destination des jeunes et des futurs travailleur·euses sociaux·ales ; développer une approche critique et citoyenne des politiques d’enfermement ; créer un espace de rencontre à destination des professionnels du milieu pénitentiaire ainsi que du grand public, apporter un regard historique et patrimonial sur la prison. Nous travaillons également sur le volet pédagogique (en collaboration avec la Haute école De Vinci – département des éducateurs spécialisés). Avec l’appui du Centre d’histoire du droit et de la Justice (UCLouvain), nous avons visité la prison de Forest pour mieux évaluer les fonds dont nous aurons besoin pour ce lieu d’exposition.

De la parole aux actes

L’intérêt de ce projet de musée pédagogique ne fait plus aucun doute aujourd’hui, les récentes questions autour de la nouvelle prison de Haren ont démontré qu’un débat public sur l’enfermement était nécessaire. Nous réitérons donc notre volonté de construire ce projet dans les murs de Forest, bientôt vacants et attendons un signal clair du monde politique consulté dans ce dossier pour qu’il se concrétise.

En quelques mois, les citoyen·nes et associations engagé·es dans ce projet de manière bénévole ont abattu un travail considérable pour faire avancer les différents pans du projet, ils et elles sont désormais suspendu·es à un engagement concret des différentes personnalités politiques qui en détiennent les leviers.

Olivia Nederlandt, Jean-Marc Mahy  et Manuel Lambert

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