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Un immeuble de #bureaux avec des structures en #bois à Bruxelles

Monteco est un projet d’immeuble de bureaux de 8 étages, qui se situe sur une petite parcelle à l’angle de la rue Montoyer et de la rue de l’Industrie à Bruxelles et ce en remplacement d’un bâtiment peu qualitatif devenu obsolète. Sa principale particularité ? Excepté le noyau en béton, les colonnes, poutres et planchers sont construit en bois laissé apparent, faisant de ce bâtiment l’un des premiers bâtiments élevés en structure bois en Région bruxelloise. Une conception du bureau ARCHI 2000, en collaboration avec le bureau d’études bois NEY & Partners WOW, pour le développeur Nextensa.

« Les lignes fortes du projet se sont très vite dessinées », expliquent les architectes. « Il s’agissait de proposer un nouveau bâtiment d’angle qualitatif, tant du point de vue technique qu’esthétique en gardant une structure brute qui marque une nouvelle technique de construction plus durable, celle du bois. »

Le programme

« Le hall d’entrée du bâtiment profite d’une double hauteur qui laisse apparaître des premiers éléments en bois. Une mezzanine s’ouvre sur le hall vitré et crée une proximité entre le bâtiment de coin et l’espace urbain. Ce lien est renforcé par le mur-rideau en porte-à faux du +2 au +6 qui rappelle les bâtiments sur les 3 coins du carrefour. Les profils et grandes ouvertures permettent d’accentuer la verticalité de ce petit bâtiment d’angle. » Contrairement aux autres immeubles typiques du quartier, dont les étages sont progressivement en retrait, les architectes ont opté pour 2 étages en recul d’un seul tenant afin de libérer une grande et généreuse terrasse orientée plein sud.

Le bâtiment a été étudié pour pouvoir diviser chaque plateau en deux espaces pour des locataires différents. Même si c’est finalement la banque Nagelmackers qui louera le bâtiment dans son entièreté pour une durée de douze ans une fois le bâtiment terminé (normalement en novembre), le projet a cependant été étudié pour permettre une flexibilité de ses plateaux dans le temps.

Trois étages en sous-sols accueillent 14 places de parking ainsi qu’une grande partie des techniques. Et un local de 20 vélos est prévu au rez-de-chaussée.

Un minimum de matériaux

« Afin de ne pas dénaturer l’essence même du projet, nous avons décidé de ne pas multiplier les matériaux », précise-t-on chez ARCHI 2000. Ainsi, le bois, le béton et parfois même le métal restent apparents. « Pour permettre un maximum de bois visible au plafond, une grande partie des techniques passent dans des faux-planchers, dont l’épaisseur varie de 30 à 38 cm. Des plafonds climatiques métalliques noirs discontinus assurent les techniques au plafond et s’intègrent dans le style contemporain industriel du bâtiment. Nous travaillons en façade avec de la tôle claire pleine et perforée. Ce matériau a l’avantage d’être léger, ce qui est important dans le cadre d’une structure bois et en porte-à faux au droit du mur-rideau. La densité des perforations augmente lorsque l’on passe devant les fenêtres, créant des jeux d’ombres et de lumière au fil des heures. Dissimulées durant la journée, les fenêtres se révèlent à travers la tôle lorsque la nuit tombe. Le bâtiment suit une trame de 135 cm qui permet au futur occupant de cloisonner de manière à avoir des espaces parfaitement adaptés aux besoins d’un espace de bureaux sans dénaturer la façade. »

Le challenge de la préfabrication

« Ce projet présente de multiples challenges. Le premier fut de se lancer dans l’étude et la construction d’un bâtiment élevé en structure bois. Le second challenge se posa, ensuite, dans la technique de préfabrication en bois et béton. En effet, cette parcelle étant extrêmement petite, les fournitures arrivent en flux continu et doivent être montées dans la foulée. Le dernier challenge a été de laisser une grande partie de la structure apparente. Cela demande aux différents bureaux d’étude une attention particulière avant le chantier mais également de l’entreprise générale durant celui-ci. Tous les éléments qui arrivent sur chantier sont donc étudiés et pré-usinés avec les réservations nécessaires afin d’être montés de manière très rapide, c’est-à-dire 8 jours par étage pour le gros-œuvre. Les challenges sont donc à la fois techniques et esthétiques. »

Le bois et les énergies

Le bois est un matériau renouvelable, qui participe à la réduction de l’effet de serre en stockant le gaz carbonique et qui consomme peu d’énergie lors de sa production. Afin d’optimiser ce matériau, les chutes de certains voiles vont être réutilisées, pour les acrotères des toitures par exemple.

Du point de vue technique, les architectes et le maître d’ouvrage ont décidé que ce nouvel immeuble n’utiliserait aucune énergie fossile. C’est pourquoi deux pompes à chaleur sont logées en toiture afin de couvrir l’ensemble des besoins en chaud et froid. Une toiture où l’on trouvera également des panneaux photovoltaïques. Couplant cela à la présence de stores solaires intelligents dans les bureaux, le projet vise une certification BREEAM Excellent, qui prend en compte de nombreux critères de durabilité. (Photo et texte : ©Archi 2000)