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« Le monde est au bord d’une pénurie de noisettes », a prévenu Turgan Zülfikar, un consultant turc en affaires à New York, dans le Wall Street Journal, en début de semaine. « Si vous êtes un fan de Nutella, vous feriez mieux de commencer à faire des réserves la prochaine fois que vous ferez vos courses. » Des propos inquiétants pour les nombreux amateurs de la pâte à tartiner, tout comme pour son fabricant, Ferrero. Et ce d’autant plus que bon nombre d’autres produits commercialisés par le géant italien sont élaborés à base du petit fruit sec, et dont la Turquie constitue le principal fournisseur au niveau mondial.

« Pas de commentaires »

« Nous n’avons pas de commentaires à donner », nous a déclaré Jessica de Halleux, marketing manager de Nutella Belgique. Faut-il voir dans cette absence de réaction un signe de tension dans le chef du fabricant ? Toujours est-il qu’en Turquie, la situation est critique. L’inflation galopante de la lire turque mène la vie de plus en plus dure aux producteurs de noisettes. Engrais, pesticides, semences, transport, énergie… Toute une série de postes nécessaires à cette culture sont devenus trop coûteux pour des agriculteurs déjà contraints de réduire leur production. Et sans amélioration notable, c’est tout simplement l’arrêt complet de leurs activités qui les menace. Avec à la clé de fortes hausses des prix de la noisette en perspective tout au long de la chaîne de production jusqu’au consommateur final.

En 2018, Ferrero a lancé un programme visant à ramener en Italie une partie de la production de noisettes. Une manière pour le groupe de diversifier son approvisionnement – dépendant de la production turque à hauteur d’environ 70-75% – tout comme un bon argument marketing. Mais cette initiative soulève son lot de critiques dans la péninsule italienne, notamment pour la menace qu’elle fait peser sur la biodiversité à cause des monocultures de noisetiers qu’elle induit.

Source:gondola.be